Mauvaise nouvelle pour les jeunes français qui souhaitent se former dans les universités québécoises. À compter de septembre 2015, les étudiants inscrits en premier cycle devront payer le tarif imposé aux étudiants des autres provinces canadiennes, soit 6650 dollars, contre 2300 dollars jusqu'à présent.

Fini les privilèges

Un accord de principe entre la France et le Québec a été annoncé ce jeudi et sera ratifié début mars. Il mettra fin à l'accord de 1978 qui permettait aux étudiants français de bénéficier du même tarif que les Québécois.

Les étudiants français qui fréquentaient déjà les campus universitaires québécois continueront de bénéficier de la dérogation de 1978. Seuls les Français nouvellement inscrits seront touchés par la mesure du gouvernement Couillard. De son côté, le président français s'engage à favoriser l'admission des étudiants québécois aux universités de l'hexagone. En revanche, cette entente ne devrait pas modifier l'accès aux grandes écoles françaises.

Une hausse "pour le bien de tous"

Selon la ministre des Relations internationales du Québec, Christine St-Pierre, les accords convenus «faciliteront la mobilité transatlantique des étudiants universitaires français et québécois». Comme pour mieux faire passer la pilule, l'élue a souligné que les frais de scolarité des étudiants français au Québec restent «parmi les plus avantageux en Amérique du Nord». Il s'agit d'un «traitement unique et privilégié» accordé aux étudiants français.

Sur ce principe, ils devraient être satisfaits car les frais imposés aux étudiants venant de l'extérieur du Canada (qui ne bénéficient d'aucun accord de principe) varient entre 12 000 et 16 000 dollars.

Cette révision des droits de scolarité, qui avait été annoncée lors du passage de François Hollande au Québec, fin 2014, devrait permettre à la province québécoise d'économiser 30 millions de dollars par an. A ce jour, plus de 12 000 Français ont choisi de poursuivre leurs études au Québec, soit une hausse de 90% par rapport à 2006. #Education