La situation à In Salah, dans le sud de l'#Algérie, risque de prendre une autre tournure après plus d'un mois de manifestations et de réclamations anti-gaz de schiste. Dans la soirée du dimanche 8 février, les représentants de la société civile se sont rassemblés avec les membres de la commission de sécurité de la daïra.

Hier, Les manifestants contre le gaz de schiste ont bloqué la route qui mène au forage-test de gaz de schiste pendant près de quatre heures. "Cette route était fermée aujourd'hui, et une délégation de l'ENTP n'a pas pu se rendre sur les endroits concernés", affirme Bouhafs, l'un des représentant de la société civile.

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"Les écoles et les institutions publiques sont fermées à In salah, certains enseignants donnent des cours et d'autres non", ajoute-t-il.

Aucune réponse n'a été donnée suite à l'appel de la société civile à la présidence. Au contraire, Bouhafs affirme qu'ils n'ont eu que des menaces.

L'Algérie est déjà déterminée à exploiter ses ressources en gaz de schiste. L'opération a été commencée par les techniciens de Sonatrach. Face à ce coup d'accélérateur de l'autorité algérienne, des manifestations continuent à être organisées dans le pays pour dire non au gaz de schiste, spécialement dans la région concernée au sud algérien.

Les dénonciations des internautes Algériens

Après la décision du président Abdelaziz Bouteflika, qui a donné le feu vert à l'exploitation de l'huile et de gaz de schiste en Algérie, la colère est montée chez les internautes algériens.

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Ils sont nombreux à partager les documents qui prouvent et expliquent les dangers de cette pratique qui peut conduire à la mort du peuple algérien. Et ils sont nombreux à regretter la situation surtout que cette exploitation arrange les affaires des pays étrangers.

Des ministres algériens essayent de calmer la situation

Pour calmer la protestation sociale, le ministre de l'environnement assure que l'exploitation de cette richesse algérienne utilisera un procédé basé sur de nouvelles technologies moins polluantes. Alors que la ministre de l'aménagement du territoire a rassuré le peuple algérien lors d'une conférence de presse à Tizi ouzou, et leur a promis que la méthode qui sera employée lors de cette exploitation est beaucoup moins polluante. Elle a par ailleurs affirmé que l'Algérie est à l'abri de la pollution engendrée par l'exploitation de gaz de schiste.

Ces arguments ne semblent pas convaincre le peuple algérien, et notamment les habitants du sud, qui mettent en garde contre une catastrophe écologique et humaine.