Dernièrement la France a été victime des attaques perpétrées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly. Des attentats salués par l'Etat islamique. Depuis, les dirigeants de l'EI ont mis en garde l'Occident. Internet devient le nouveau terrain de guerre

En France et aux Etats-Unis, ces cyber-attaques visent directement les gouvernements. Epargnant les populations. Toutefois, cette nouvelle forme de conflits peut fortement influencer les actions menées sur le terrain et bouleverser les situations. Industriel ou économique, l'espionnage semble évident quand il s'agit d'obtenir des informations. Aujourd'hui, il se fait très rapidement. Le perfectionnement et la rapidité d'Internet propulsent de façon vertigineuse la collecte et l'acheminement des renseignements recueillis.



Des rebelles syriens, hostiles au régime de Bachar el Assad, viennent d'en faire les frais. Par le biais des réseaux sociaux, des hommes de la rébellion sont entrés en contact avec une femme, d'origine libyenne, qui leur semblait « bien sous tous rapports ». Au fil des échanges, les rebelles sympathisent avec leur correspondante libyenne et lui demandent une photo. Une demande à laquelle la jeune femme répond favorablement. Elle leur envoie sa photo, comme convenu, mais dotée d'un logiciel espion. Un détail insoupçonné par les rebelles syriens mais qui sera riche en informations pour la jeune femme, ou pour les pirates cachés derrière cette identité. 

Les pirates sont chanceux et pénètrent une niche informatique contenant des plans d'action, des listes de ressources, des noms de partisans ou encore les objectifs à atteindre. Que des informations sensibles et, évidemment, secrètes. A l'heure actuelle, il est impossible de déterminer si ces pirates pro Bachar ont communiqué ces renseignements directement au pouvoir. Certaines offensives rebelles, stoppées par le pouvoir en place, correspondaient aux informations piratées. L'identité de ces pirates n'a toujours pas été révélée. 

On dénombre pas moins de 1 300 attaques de sites internet depuis les attentats contre Charlie Hebdo. Un des frères Kouachi et Amedy Coulibaly détenaient sur leur ordinateur des images pédopornographiques.

Publicité
Publicité

Il y a de fortes chances qu'elles contiennent, elles aussi, d'autres informations. De leur côté, les Etats-Unis ont réussi à déjouer une série d'attentats, revendiqués par Al-Qaïda, en mettant la main sur des fichiers cachés dans un film vidéo publié sur Internet.

Le compte Twitter du journal Le Monde a été piraté par l'Armée électronique syrienne (SEA). Un bel exemple de cyber-attaque. Les pirates ont laissé des messages saluant les actions terroristes et dénonçant les caricatures de Charlie Hebdo
Autre attaque, plus régulière cette fois, sur le compte Twitter du commandement Inter -Allié de la coalition contre l' EI.

Les pirates, très doués pour pénétrer les systèmes informatiques, viennent des quatre coins du monde. Un avantage qui les rend insaisissables. La question sur la sécurité des réseaux sociaux reste encore sans réponse.

Publicité

Peut-on, réellement, trouver une parade ? Si oui, pendant combien de temps sera-t-elle efficace ?

Pour autant, la Grande-Bretagne vient de se doter d'une unité militaire spéciale chargée de la lutte électronique. Mieux vaut prévenir que guérir.  #Piratage #Terrorisme #Syrie