Dans le cadre de la coalition internationale contre l'État Islamique, la France a envoyé ce lundi son porte-avions Charles de Gaulle dans le golf persique. L'objectif étant de lutter contre les hommes de Daesh, en Irak.

En participant à l'opération Chammal, il doublera la puissance de feu française sur le terrain, comportant 12 Rafale Marines et une flottille de Super-Étendard, sans oublier les avions de reconnaissance et les hélicoptères.

Le Charles de Gaulle permet aux troupes d'être au plus près des opérations. Contrairement aux avions traditionnels basés au sol, le temps de vol pour effectuer les missions est raccourci, ce qui permet de remplir davantage de missions en cas de besoin. Les avions américains profiteront de la présence de l'appareil pour décoller et apponter.

Les 2000 personnes qui composent l'équipage, dont les pilotes de l'aéronavale, sont habitués à ce genre de missions extérieures.

Lors de la précédente opération, « Bois Belleau », une opération conjointe avec la marine américaine, l'USS Harry Truman embarquait 60 avions et en envoyait autant en l'air, chaque jour. Le Charles de Gaulle en embarquait 20 et en envoyait 45 en l'air chaque jour. Auparavant, le Charles de Gaulle a déjà été engagé en Afghanistan en 2010 dans la mission Agapanthe, pour soutenir les troupes au sol. En 2011, Harmattan, sa mission suivante en Libye, entrait dans le cadre de l'application de la résolution du conseil de sécurité de l'ONU.

Lors du prochain arrêt technique programmé en 2017 à Toulon, le porte-avions subira quelques modifications. Il n'embarquera plus de Super-Étendard mais uniquement des chasseurs-bombardiers Rafale. Cela permettra de gagner de la place (pièces détachées uniques) et par conséquent de loger davantage d'avions. Lorsqu'il reprendra la mer en 2018, il devrait accueillir 24 Rafale.

La construction du sistership du Charles de Gaulle a été repoussée, faute d'argent. De ce fait, la France n'a plus qu'un seul porte-avions depuis le désarmement du Clemenceau. #Etat Islamique