Dans un pays où les droits des #Femmes sont encore extrêmement bafoués au quotidien, la nouvelle a de quoi redonner espoir aux nombreuses Irakiennes. Zekra Alwach, ingénieure civile, vient d'obtenir le poste de maire de la Bagdad, la capitale du pays. La nouvelle a été annoncée ce samedi par un porte-parole du Premier ministre Haïder Al-Abadi. « Le premier ministre Haïder Al-Abadi a limogé le maire de Bagdad Naïm Aboub et désigné Dr Zekra Alwach pour le remplacer », a-t-il déclaré.

Le prédécesseur de Zekra Alwach, Naïm Aboub, a en quelque sorte été démi de ses fonctions après que de vives polémiques aient secoué la capitale irakienne.

Publicité
Publicité

Elu en 2013, l'ancien maire n'a rien fait pour relever le niveau financier et sécuritaire de Bagdad, plongée depuis plusieurs années dans une situation où la pauvreté cotoye la corruption et les violences quotidiennes. Il avait choqué la population en déclarant pourtant, en mars 2014, que Bagdad était « un rêve, la plus belle ville au monde. Bagdad est plus belle que New York et Dubaï ». De quoi faire hérisser les poils des habitants de la ville, qui ont depuis vivement critiqué leur maire.

Le Premier ministre, qui collabore étroitement avec le maire de Bagdad, a donc fini par entendre les réclamations de ses citoyens. Selon son porte-parole, il ne tient malgré pas à « punir M. Aboub » avec ce limogeage.

Un avancée pour les femmes

Zekra Alwach sera donc la première femme, dès ce dimanche, à occuper un poste de maire en Irak.

Publicité

Si celle qui était jusqu'alors directrice générale au ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas encore réagi, il est certain que cette nomination promet un grand pas en avant pour la situation des femmes dans le pays. L'Irak était autrefois un des pays les plus développés dans ce domaine avant l'arrivée de Saddam Hussein. Avant et pendant la guerre qui a confronté l'Iran et l'Irak, les femmes représentaient plus de 70% des fonctionnaires. Des postes qui ont ensuite tous été confiés aux hommes revenus des combats. Et la situation ne s'est pas réellement améliorée depuis la chute du dictateur. Selon un rapport publié par l'ONU en 2014, un quart des femmes de plus de 12 ans sont analphabètes et 12% à peine ont un emploi effectif.