À 47 ans, Kenji Goto se trouvait en Syrie pour montrer au monde la misère sur place. Ce reporter de guerre réputé a été particulièrement actif dans la production audiovisuelle et humanitaire. Il s'est investi en faveur des populations victimes de conflits au Moyen-Orient et dénoncé les drames du continent africain. Sa dernière mission : filmer la misère des enfants syriens. Mais alors qu'il apprend que son compatriote Haruna Yukawa avait été enlevé fin octobre, il a décidé de se rendre sur place pour demander sa libération.

Le samedi 31 janvier, la mission de Kenji Goto s'est achevée brutalement. « C'est un honnête homme qui est juste allé en Syrie pour témoigner du sort de ceux qui souffrent », décrivait sa femme alors qu'elle demandait sa libération jeudi 29 janvier.

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De même, le père Haruna Yukawa, tué une semaine plus tôt, a tenu à saluer « le courage et la gentillesse de Kenji Goto. »

Au sein de la société japonaise, la perte de ce journaliste « aguerri » a été vécue comme un choc énorme. Plusieurs rassemblements importants ont eu lieu pour appeler à sa libération. Au moment de l'annonce de son exécution, les proches du défunt ont écrit : Kenji Goto était le porte-parole des sans-voix, en particulier des enfants qui vivaient dans les pires conditions dans des endroits où ils ne devraient pas avoir à vivre. C'était un homme modeste, calme, dont nous pourrions tous apprendre. Alors maintenant, nous pouvons tous dire "Je suis Kenji". » #Etat Islamique #Japon