La réponse a été immédiate. Quelques heures seulement après l'annonce de ces exécutions barbares, les télévisions égyptiennes montraient en direct  le décollage de son aviation militaire. Cette dernière a bombardé plusieurs positions djihadistes en Libye. Une opération qui visait principalement les camps et les sites d'entraînements ainsi que les dépôts de munition.

Dès l'annonce des exécutions dimanche soir, le président égyptien Abdel Fattah Al Sissi avait convoqué en urgence le conseil national de défense. Il avait juré de punir les assassins de manière "adéquate". Ce qui n'a pas tardé ! Il entendait également " venger l'effusion de sang et punir les assassins. Il faut que chacun sache que les Egyptiens ont un bouclier qui les protège ".

C'est la toute première fois que l'état égyptien reconnait publiquement avoir mené des attaques en Libye. En 2014 déjà, des attaques étaient parties du sol égyptien mais Le Caire avait alors nié toute implication.

Un appel à la communauté internationale

Alors que mercredi se tient à Washington un sommet contre le terrorisme, le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Shoukry s'y rendra dans le but d'obtenir une aide de la communauté internationale. Il désire une intervention  " ferme ". Notamment de la part de la coalition formée par les Etats-Unis contre l'état islamique en Syrie et en Irak. Washington a déjà réagi à ces exécutions les qualifiant de : " meurtre abject et lâche de 21 citoyens égyptiens", estimant encore que " la barbarie de l'état islamique n'a pas de limites ".

De son côté, la Lybie a elle aussi participé à la riposte égyptienne. Elle aurait bombardé Derna, une ville contrôlée par les djihadistes. Le commandant des forces aériennes libyennes, Saker Al-Djorouchi, annonce également que " d'autres frappes aériennes seront menées aujourd'hui et demain en coordination avec l'Egypte ".

Les bilans des bombardements ne seraient pas encore connus. Mais pour sa part, l'aviation libyenne estime avoir tué entre 40 et 50 combattants islamistes.

Une Eglise copte confiante

Qualifiant elle aussi, ces exécutions de crime abominable, l'Eglise copte était confiante quant aux capacités du gouvernement égyptien à réagir et à faire face aux djihadistes. Les 21 égyptiens de confession chrétienne copte auraient été enlevés au mois de janvier alors qu'ils se trouvaient non loin de la frontière égypto-libyenne.

Les djihadistes pour leur part affirment réagir en représailles à d'anciennes histoires de conversion non autorisée par l'Eglise copte d'Egypte. D'après ces barbares, l'Eglise se serait opposée à la conversion à l'Islam des épouses de deux prêtres coptes…

Il est à noter qu'Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions théologiques de l'islam sunnite a elle aussi qualifié ces exécutions de « barbares. »

En Egypte, sept jours de deuil national ont été décrétés depuis dimanche soir… #Etat Islamique