C'est un jugement historique et lourd de conséquences que vient d'effectuer la plus haute instance juridique du #Canada. Selon la Cour suprême, l'interdiction de l'aide médicale pour mourir est inconstitutionnelle a-t-elle décidée le 6 février dernier. Dans son jugement, les juges donnent aux gouvernements 12 mois pour ajuster le Code criminel du Canada.

Cependant, cela ne veut pas dire que tous les Canadiens auront le droit de mourir profitant d'une aide médicale. Ce droit s'applique seulement aux personnes qui ont la capacité de consentir de manière éclairée et qui ont un grave et irrémédiable problème de santé provoquant des souffrances et des douleurs persistantes.

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Dans son jugement la Cour n'est pas allée dans les détails. Est-ce que les problèmes de santé incluent les aspects psychologiques? Les précisions ne sont pas apportées. L'autre point flou est la définition du terme « aide médicale ». De quelle manière peut se traduire cette dernière? Médicaments, injection, octroi de soins, ce n'est pas précisé.

Ainsi, dans douze mois, une personne souffrant de cancer et qui est en phase terminale pourra faire appel à des services médicaux pour se soulager de ses souffrances et partir en paix. Le débat était lancé depuis longtemps sur l'euthanasie. Il est maintenant clos!

Les magistrats ont écrit dans leur jugement que « le caractère sacré de la vie n'exige pas que toute vie humaine soit protégée à tout prix ». Ils ont sagement reconnu le droit d'une personne de décider de sa vie lorsqu'elle est en douleur sans voir de lumières au bout du tunnel.

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Il existe une dizaine d'États dans le monde où l'assistance médicale est autorisée pour mettre fin à ses jours dans des conditions similaires. La Belgique, la Suisse sont deux d'entre eux.

Pour le gouvernement du premier ministre Stephen Harper, c'est une lourde défaite. Ses sympathisants, qui sont principalement de la droite, où la religion est très forte, défendait le principe qu'il était criminel d'aider une personne à mourir sans regard aux circonstances. Il devra se soumettre à la décision de la Cour qui assure que les sujets fondamentaux ne soient pas assujettis aux lois partisanes au Canada.