L'#Etat Islamique passe à l'offensive dans le nord de l'Afrique. D'après un document sur lequel un groupe antidjihadiste a pu mettre la main, Daesh pense mettre la main sur la Libye, pour s'en servir comme base à partir de laquelle les terroristes pourront filer soit vers l'Egypte, soit l'Europe en passant par la petite île de Lampedusa, une île italienne située à quelques centaines de kilomètres des côtes libyennes et par laquelle passent régulièrement les migrants nord-africains.

L'Egypte ne se laissera pas faire

Après la réponse rapide à l'exécution de ses ressortissants, l'Égypte est arrivée à la réunion du conseil de sécurité de l'ONU avec de sérieuses intentions de mettre fin à l'extension de Daesh en Libye.

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Pour cela, elle a besoin de l'accord et du soutien des puissances occidentales "amies". Grosse déception pour le président Al Sissi. Les alliés privilégient pour l'instant une solution "politique" pour résoudre cette affaire. Quand on voit les résultats obtenus depuis la chute de Kadhafi, cela n'est pas évident.

La donne est différente à ce jour, avec la montée en puissance de Daesh. Le temps joue en faveur de l'E.I. et non des alliés.

Il parait complètement utopique de trouver une solution politique concernant la Libye avec l'État Islamique. Lui mène à la fois deux combats, un sur le terrain, l'autre idéologique, mais pas uniquement en Libye, et c'est bien là que réside le problème...

Il parait difficile de pouvoir trouver un consensus entre les différentes milices, tant que Daesh est en mesure de mettre la pression en Libye.

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Les Egyptiens ont-ils alors tort de vouloir intervenir par la force contre eux?

Les Égyptiens sont en première ligne et directement concernés. Les risques d'aggravation de la situation étant quasi certains, on comprend leurs inquiétudes face à l'immobilisme occidental.

L'Italie en ligne de mire

Dernière menace en date, l'E.I. promet les croisades à l'envers, un envahissement de l'Europe des catholiques et déclarant dans la vidéo "vouloir conquérir Rome".
Bientôt à la place des embarcations bourrées de migrants, les navires battant pavillon de l'État Islamique aborderont-ils la Sicile?

L'Italie juge la situation très sérieuse, elle redoute la création d'un califat en Libye, à 350 km de ses côtes. Tirant le signal d'alarme, elle a averti la communauté internationale que le temps pressait pour trouver une solution politique dans ce pays. Le renforcement de l'E.I. et les risques "évidents" de fusion avec les autres milices locales sont très réels. #Terrorisme

"La détérioration de la situation sur place requiert un changement de rythme de la communauté internationale, avant qu'il ne soit trop tard", a déclaré Paolo Gentiloni, le ministre italien des Affaires étrangères, devant les députés. "Nous sommes face à un pays aux territoires immenses et aux institutions défaillantes", affirme-t-il encore. L'Italie redoute en plus un exode massif en provenance de la Libye. 
Plus de 4000 naufragés ont été récupérés en mer par les sauveteurs depuis vendredi dernier. Soit déjà plus que le mois de février dernier, alors que 2014 était déjà une année record. Au moins 300 d'entre eux sont morts de froid la semaine dernière avant l'arrivée des secours. 
L'Italie se dit prête à aider à une solution politique et à participer à l'instauration d'un gouvernement d'union nationale et au désarmement des milices, pour le rétablissement de l'autorité unique.