La levée des sanctions internationales contre la Birmanie a provoqué une augmentation des investissements provenant de l'étranger dans ce pays. Dans un rapport dévoilé le mardi 10 février, l'organisme de protection Amnesty International y mentionne ses préoccupations quant aux conséquences de l'arrivée de corporations importantes sur les populations locales.

Les dérives possibles mentionnées par Amnesty International sont illustrées par un l'exemple d'un projet minier mené par une entreprise canadienne. Il y est mention du projet de Monywa où, selon l'organisme, il y a eu de « sérieux abus et manque de transparence ».

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Cette mine de cuivre a provoqué l'expulsion de milliers de villageois qui n'ont pas été compensés pour leurs pertes. « En 2012, le firme canadienne Turquoise Hill Resources a profité largement de ces départs massifs sans en baliser la manière pour éviter les abus possibles », a déclaré la secrétaire général d'Amnesty International #Canada, Alex Neve. Il justifie cette sortie publique en mentionnant que « la Birmanie est à un point critique ».

De plus, Amnesty International critique vivement l'entreprise canadienne sur le respect de l'environnement et des sanctions à l'époque. Deux documents internes sont cités pour démontrer que « l'entreprise a transigé avec le gouvernement birman, malgré les interdictions ».

La firme en question rejette toutes accusations et mentionne que « la sortie publique d'Amnesty International n'est rien d'autre que du sensationnalisme ».

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La ruée vers le pétrole, l'or et les milliers de minéraux sur le territoire birman est bien réelle. La levée des sanctions sur le pays, qui travaille à des réformes démocratiques importantes, risque d'être périlleuse. Le représentant au Canada d'Amnesty International insiste sur le fait que « les militaires sont toujours très présents et qu'ils considèrent leurs intérêts avant ceux de la population ». Ainsi, les ruées minières sont un chemin dangereux sur lequel les autorités doivent garder un œil attentif afin que les dérives comme Monywa ne soient pas la norme.