Ils étaient une cinquantaine d'homosexuels et de lesbiennes réunis devant un bar de Sao Paulo pour un grand baiser collectif le 1 février dernier. Ils manifestaient contre l'expulsion de deux femmes s'embrassant à l'intérieur de ce dernier au cours de la semaine précédente. Selon ce que rapporte les médias du pays, les deux lesbiennes de 22 et 23 ans avaient été renvoyées à la maison après s'être échangé un baiser en public.

Les propriétaires de l'établissement ont mentionné avoir agi de la sorte en raison d'une "conduite inappropriée" de la part du couple. Peut-on demander si un homme et une femme s'embrassant dans un bar est une "conduite appropriée"? Il semble plutôt que c'est une chose courante.

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Les deux lesbiennes ont déposé une plainte auprès des forces de l'ordre de la métropole brésilienne et auprès de la Commission de lutte contre l'homophobie de l'Ordre des avocats du Brésil.

La cinquantaine de manifestants ont été suivi de près par la police afin d'éviter toutes confrontations possibles. Des pancartes contre l'homophobie étaient bien visibles au cours de leur marche qui s'est terminée par le baiser collectif. Quatre couples formés d'homosexuels sont entrés dans l'établissement où il se sont embrassés.

Au cours de la dernière année, le Brésil est le champion de l'homophobie selon l'organimse Groupe Gay de Bahia. En effet, en 2013, ce pays a enregistré plus de 300 meurtres (312) contres des gays, des transsexuels ou des travestis. C'est l'équivalent de 40 % des crimes commis contre les personnes homosexuelles dans toute l'Amérique du Sud.

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La droite religieuse et les groupes évangéliques ferment la porte aux lois contre l'homophobie. Le pays, qui est connu pour l'influence très forte de la religion catholique, ne peut faire avancer les droits de cette minorité. Le combat des couples homosexuels au Brésil est de tous les instants. Tout juste en 2011, les couples de même sexe ont été reconnus par la Cour suprême du pays leur accordant les même droits qu'aux couples hétérosexuels.