Après de nombreuses menaces, l'État islamique a choisi d'agir. Le deuxième otage japonais que détenait le groupe terroriste a été exécuté selon les images publiées sur le compte Twitter de l'ÉI le 31 janvier dernier.. Les terroristes qui menaçaient le Japon depuis plus d'une semaine ont finalement passé à l'acte en déclenchant la réprobation de toute la planète. Les djihadistes ont démontré une autre fois leur manque d'humanité.

La décapitation de Kenji Goto, enlevé l'automne dernier avec son compatriote, met l'ensemble de la nation nippone en deuil. Les dirigeants du pays ont insisté qu'il ne laisseront jamais la peur guider leurs décisions.

Publicité
Publicité

« Nous ne cèderons pas au #Terrorisme », déclarait-il suite à la publication du vidéo sur Internet. L'authenticité de la vidéo est « hautement probable » selon les autorités.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a affirmé « ressentir beaucoup de colère » et qualifie l'acte « d'ignoble ». Il a ajouté que « maintenant le Japon est décidé de se responsabiliser au sein de la coalition internationale pour affronter les terroristes et poursuivre et condamner en justice leurs responsables ».

La mère de Kenji Goto a affirmé « ne pas avoir de mots pour qualifier cette mort ». Le premier ministre a transmis ses condoléances à la famille mentionnant avoir tout fait pour sauver les otages nippons de ce massacre.

En Jordanie, les dirigeants ont hautement critiqué les gestes espérant toujours voir leur ressortissant revenir en vie.

Publicité

Maaz al-Kassasbeh, le pilote jordanien, est toujours détenu par l'ÉI.

Cette décapitation est toute aussi inhumaine que les autres. Le bourreau vêtu d'un masque noir se tient debout à côté de Kenji Goto. Le groupe État islamique est connu pour les crucifixions, les tortures, les décapitations qu'il fait sur les territoires occupés en Syrie et en Irak principalement. Depuis les six derniers mois, le groupe terroriste a attenté à la vie de 7 otages. Trois Américains, deux Britanniques, et maintenant deux Japonais. Tous étaient des journalistes ou des travailleurs humanitaires.