Au cours des deux derniers jours, les représentants du gouvernement mexicain étaient sous haute pression lors de l'audition du #Mexique devant les Comité des disparitions forcées des Nations-Unies à Genève. Le cas hautement médiatisé des 43 étudiants d'Ayotzinapa a été au cœur des discussions et des audiences. Confronté à de réelles déficiences exposées par l'enlèvement des étudiants, le pays s'est vu dans l'obligation de promettre de corriger sa loi sur les disparitions forcées avant le mois de juin.

Au-delà du cas d'Ayotzinapa, les membres du Comité ont jugé que les réponses apportées par les représentants mexicains n'étaient pas satisfaisantes.

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Des milliers de personnes sont portées disparues dans ce pays chaque année.

Juan Manuel Gómez Robledo, sous-secrétaire aux Affaires multilatérales et aux droits de l'homme au ministère des Affaires étrangères mexicaines, a admis que le pays n'avait pas de registre unique des disparitions forcées. Ce dernier est composé des victimes et des personnes actuellement manquantes. « Il n'y a pas de doutes que nous devons faire nos devoirs et pallier à ce manque », a-t-il affirmé.

Selon les données d'Amnesty International, il y aurait eu plus de 22.000 disparitions forcées sur le territoire mexicain depuis 2006.

Les parents de victimes du cas d'Ayotzinapa, qui étaient à Genève, semblaient sceptiques qu'un registre unique change quelque chose, bien qu'ils espèrent que cela puisse faire avancer certains cas.

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Le scepticisme exprimé est davantage lié à la capacité de leur gouvernement de gérer un tel registre et sa volonté de corriger la situation. « Pour nous, le fait qu'une tierce partie surveille les actes de notre gouvernement est une source de soulagement », disait Guadalupe Fernández Martínez, mère de l'un des 43 élèves. Elle est d'ailleurs à la tête d'un organisme qui a recensé plus de 320 disparitions dans la région de Guerrero. Elle a ajouté que « la présence du Mexique devant le Comité lui donne l'espoir que les dirigeants se son pays sentent une pression accrue d'agir ».