Maintenant, le cas des 43 élèves de l'école normale d'Ayotzinapa à Iguala dans l'état de Guerrero est en train de prendre des allures de bras de fer entre le gouvernement mexicain et les organismes de défense des droits humains. Les autorités mexicaines ont réfuté les allégations des experts argentins qui disent que « la version officielle du gouvernement n'est pas impossible, mais qu'aucune preuve scientifique ne l'appuie».

Après la divulgation de preuves douteuses dans la version officielle, les autorités du ministère de la Justice du #Mexique sont sorties pour essayer de défendre leur point de vue en disant que « les arguments des experts argentins étaient peu détaillés ».

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Le communiqué du ministère mentionne « l'inacceptabilité du fait que malgré des preuves, des expertises et des aveux, il y ait toujours l'envie de semer le doute par les organismes ». Effectivement, les 43 étudiants ont peut-être été brûlé par les cartels, mais rien ne prouve que les restes envoyés à Innsbruck en Autriche sont les leurs.

Il est évident que tous croient que les étudiants ont bel et bien été enlevés par des policiers corrompus pour être donnés aux cartels qui les ont tué... ou non! C'est là que le doute demeure.

Cette nécessité de se défendre du gouvernement mexicain est encore plus troublante pour Amnesty International. Cela démontre un besoin de se justifier. « L'intention du gouvernement de clore l'enquête basée sur des faits circonstanciels avec une position partielle laisse croire à une tentative de dissimulation », a affirmé Erika Guevara Rosas, directrice d'AI pour les Amériques.

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La saga d'Ayotzinapa est un exemple probant de l'inefficacité des autorités mexicaines à convaincre la population de sa bonne foi. Depuis le début, les cafouillages des autorités n'ont fait que créer des doutes. 

Maintenant que le pays est passé devant le Comité des disparitions forcées en Suisse, il serait temps que le gouvernement fasse un effort pour donner à la population ce qu'elle demande : de la transparence. Son obstination à rejeter tout point de vue autre que la version officielle est en quelque sorte ce qui entretient les doutes de l'ensemble de la population envers le président. C'est une crise de confiance et Enrique Peña Nieto, président du Mexique, devra tout faire pour la retrouver.