Les Américains utilisent beaucoup les drones pour attaquer les terroristes. Cette nouvelle méthode de faire la guerre n'est pas sans avoir des conséquences. Une étude britannique du groupe Reprieve montre que pour chaque terroriste tué grâce aux drones, 28 civils perdent la vie. #Barack Obama et son administration, qui clament haut et fort que leurs frappes avec ces machines sont précises, induisent la population en erreur selon les chiffres relatés par l'étude.

Dans le document, plusieurs exemples concrets sont repris. Depuis 2004, il y a eu environ 500 frappes de drones qui ont fait au moins 3674 victimes civiles selon le groupe de réflexion américain Council o Foreign Relations.

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Ce qui représente beaucoup de dommages collatéraux.

Des exemples précis sont présentés dans l'étude du groupe Reprieve. Celui du chef du groupe Al-Quaïda, Ayman al-Zawahiri, est probant. Deux attaques de drones se sont déroulés contre lui et 76 enfants et 29 adultes en sont décédés sans avoir réussi à atteindre l'homme recherché. L'exactitude est véritablement une force.

Jennifer Gibson, l'avocate du groupe Reprieve, mentionne un autre exemple. "Baitullah Mehsud, un chef des talibans, a été la cible de 7 assauts par des drones. Finalement, les Américains l'ont tué, Mais 164 civils ne sont plus avec nous suite à cela", disait-elle. "À l'origine de chaque frappe, il y a des renseignements sur ce qui se passe sur le sol, mais ils ne sont pas toujours le reflet de la réalité", a-t-elle ajouté.

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Barack Obama avait déclaré en 2013 que "les frappes étaient effectuées seulement si la quasi-certitude que les civils n'allaient pas être touchés était présente". Il doit changer sa définition "d'être touché" car ils sont nombreux à souffrir des drones.

Ce n'est qu'en mai 2013 que le président américain a reconnu officiellement l'existence du programme d'assassinats par les drones. Il avait promis, à l'époque, une transparence accrue des activités liées aux machines. Celle-ci est toujours inexistante, affirme le groupe Reprieve, qui dénonce le fait que ce programme soit toujours administré par les services secrets américains. #Terrorisme