L'austérité économique affecte plusieurs pays et le Québec ne fait pas exception. Le gouvernement en place a pris des mesures draconiennes pour rétablir l'équilibre budgétaire. Celles-ci affectent la qualité du travail des enseignants, qui en guise de protestation, manifesteront leur désaccord au cours des prochaines semaines. Lors d'une sortie publique, le syndicat de la Fédération des enseignants du Québec a déclaré que « les commandos » frapperont près de chez vous.

Un peu de mauvais goût en ces temps où la sécurité est un enjeux important? Peut-être, mais de cette façon, ils ont réussi à attirer l'attention du public sur leurs revendications. En ce moment, les 70.000 enseignants du Québec entrent en phase de négociation pour leur nouveau contrat de travail et cette période d'austérité semble affecter les offres patronales.

Parmi les actions entreprises par les membres du syndicat, plusieurs sont assez légères voire presque tendres. Par exemple, ils s'assiéront à des pupitres devant les bureaux du ministère de l'Éducation du Québec où des banderoles sont installées. Rien de grave! « Nous aurons une présence active dans certains endroits pour faire valoir nos revendications et cela pourrait être une présence de tous nos membres en même temps », a dit la représentante du syndicat Josée Scalabrini, soit 70.000 personnes.

Néanmoins, parmi la liste des 32 actions possibles, certaines toucheront les écoles. Des récréations plus longues, des débuts de classe tardifs et des départs en avance sont des moyens de pression envisagés par les employés de l'État. Ceux-ci auront des conséquences directes sur la vie au quotidien dans les milieux scolaires. « Les employés sont en colère et l'important est d'amener l'attention sur la réalité au quotidien de nos travailleurs de l'Éducation », explique Mme Scalabrini.

Parmi les gestes intenses, et où l'expression « commandos » prend tout son sens, le syndicat prévoit d'envahir certaines commissions scolaires (unité administrative qui régit les écoles d'une région).

Finalement, la Fédération des enseignants du Québec insiste sur le fait qu'aucun geste ne sera commis au détriment des élèves. « Ce sont eux qui sont importants. Il est évident que certains moyens de pression perturberont les classes légèrement. Mais, ce ne sera pas au détriment de leur apprentissage. Tous les moyens de pression dérangent légèrement, c'est le but! » #Education #Canada