C'est un étrange phénomène auquel la société est en train d'assister. Alors que les groupes terroristes comme Al-Qaeda ou Boko Haram font régulièrement état de leur mépris envers les #Femmes, qui sont d'ailleurs totalement absentes des camps d'entraînement et des lignes de front, l'#Etat Islamique a choisi de les utiliser à son avantage. Autrefois uniquement utilisées pour assouvir les nombreux désirs de ces messieurs, celles-ci sont devenues une véritable arme secrète du groupe terroriste. Leur nouveau job ? Celui de recruteuses.

Une préférence pour les occidentales

Un rapport dévoilé il y a un peu plus de dix jours et publié par un think thank londonien, l'Institute for Strategic Dialogue, est édifiant. Selon lui, environ cent cinquante jeunes femmes ont rallié les rangs de l'Etat islamique ces derniers mois. La plupart sont occidentales, et n'avaient à l'origine aucune implication dans un quelconque groupe extrémiste. Comment ces jeunes filles finissent-elles donc une arme à la main, un fils de jihadiste dans l'autre ? De nombreux spécialistes se sont penchés sur le sujet et le rapport en a dévoilé leurs conclusions. C'est internet qui est bien évidemment le principal outil d'embrigadement des terroristes. Et qui s'occupe de les recruter ? Des femmes également ! Celles-ci sont devenues une mine d'or en relations publiques, la crème de la crème en matière de propagandes et de manipulation. Quoi de plus naturel en effet que de croire les dires d'une jeune femme de 20 ans, qui se dit heureuse aux côtés de son mari jihadiste et de ses copains armés jusqu'aux dents ? L'utopie qui leur est vendue, depuis le terrain en Syrie et en Irak ou depuis n'importe quelle ville européenne, semble presque réelle : indispensables aux terroristes, elles seraient traitées comme des princesses et n'auraient d'autres soucis que de s'occuper paisiblement du ménage.

Aussi risible que cela puisse paraître, cette néo-propagande instaurée par des femmes, chose plutôt inédite, est aussi efficace que celle qui vise à recruter des hommes pour combattre. Selon le think thank, la plupart de ces jeunes proies viendraient du Royaume-Uni. Une cinquantaine aurait déjà fuit vers la Syrie, dont une bonne partie sont encore mineures. Pour ce qui est de la France, elles sont estimées à une dizaine. Le reste provient des autres pays européens, ainsi que du Maroc. Vulnérables et facilement manipulables, ces jeunes filles occidentales sont du pain-béni pour Daesh: grâce à leur passeport européen et à leur apparence "innocente", il est plus facile pour elles de rentrer un jour dans le pays et commettre un attentat sans éveiller trop de soupçons, par rapport aux terroristes syriens ou irakiens. Et si leur destin n'est pas de devenir kamikaze, elles élèveront parfaitement les enfants des jihadistes tout en recrutant de nouvelles recrues sur le web. La boucle est bouclée.