L'art et la culture restent la première cible symbolique de l'organisation terroriste. Après l'autodafé géant de Mossoul en Irak, durant lequel près de 2000 ouvrages de la bibliothèque centrale de la ville auraient été brûlés en janvier dernier, l'#Etat Islamique s'en prend maintenant aux instruments de musique.

Le groupe terroriste continue ses crimes contre l'humanité et la culture. Il a publié, le mercredi 18 février, sur le réseau social Twitter, une série de photos mettant en scène plusieurs hommes cagoulés, en train de réduire en cendres des instruments de musique. L'Etat islamique ne semble visiblement pas en accord avec le proverbe « La musique adoucit les mœurs ».

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Des batteries, des tambours et des saxophones font partie des instruments jugés non islamiques par le groupe, selon le journal anglais « Daily Mail ».

Passer un message bien précis 

Des images qui s'inscrivent dans la propagande menée par l'Etat islamique. Une propagande destinée à montrer sa puissance, à attirer et faire venir plus de candidats au Djihad. Elles ont été publiées quelques jours après la diffusion de la vidéo dramatique et barbare qui montre la décapitation de 21 otages égyptiens. La scène s'est déroulée près de la ville de Derna, dans l'est de la Libye. La ville, devenue l'un des abris du groupe terroriste, est une zone réputée pour être un foyer important de terroristes. Selon la branche de communication de l'Etat islamique, ces instruments brûlés ont été confisqués par la police religieuse et livrés aux flammes en appliquant la loi de l'Etat islamique.

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Il faut rappeler que d'autres photos d'instruments de musique détruits, circulaient sur les réseaux sociaux en janvier dernier. Leurs propriétaires s'étaient vus infliger des coups de fouet. Une Opération clichés se déroulait à Sarrin, dansla province d'Alep, en Syrie.

Les photos avaient pour but de passer un message bien précis. C'est que les instruments ont été brûlés car ils sont contraires à la loi islamique. Leur loi islamique. Et comme a déclaré le célèbre poète romantique allemand Heinrich Heine: « là où on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes ». La publication de ces photos vient seulement trois jours après la décapitation de 21 Égyptiens de confession chrétienne copte en Libye par l'Etat islamique. #Terrorisme