La lutte contre l'État Islamique est-elle en train de s'intensifier ? Si l'on en croit le décollage de Rafale vers le Nord de l'Irak ce lundi, il semblerait que oui. D'autant plus que pendant ce temps-là, le porte-avions Charles-de-Gaulle fait une arrivée remarquée dans le golfe persique.

Plus de 2 000 marins, 12 Rafale, 9 Super-Étendard… La France entre dans une nouvelle phase militaire au sein de la coalition internationale menée par les États-Unis. Et pour cause, le porte-avions Charles-de-Gaulle a quitté le Bahreïn pour se diriger vers les côtes irakiennes. La base aérienne sur mer rejoint ainsi les navires américains et le porte-avions Carl Vinson.

Publicité
Publicité

En première ligne, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense ne laisse aucun doute sur les intentions de la France. « Cette menace, le #Terrorisme djihadiste, voudrait atteindre nos ressortissants, nos intérêts, nos valeurs, clame le ministre. En réponse, la France sera d'une fermeté totale. »

« Une posture d'opportunité »

Le Charles-de-Gaulle est parti de Toulon, le 13 janvier dernier, afin d'y entamer une mission d'environ cinq mois. Mais contrairement à ce que laissent supposer certaines Unes, le porte-avions ne restera pas très longtemps en Irak. « La mission principale du porte-avions est d'aller vendre des Rafale en Inde, nous rappelle le général Vincent Desportes. Mais vu qu'il passe à proximité du golfe persique, il va participer quelques semaines aux opérations de coalition. C'est une posture d'opportunité. » En d'autres termes, l'arrivée bruyante du porte-avions aurait surtout une valeur symbolique.

Publicité

Le ministre de la Défense est effectivement en Inde afin de relancer les négociations de vente de 126 avions Rafale, un peu plus d'une semaine après l'accord trouvé en Égypte. « Le bénéfice n'est pas opérationnel, estime Vincent Desportes. Mais il va permettre aux pilotes de s'entraîner. Ça ne changera en aucun cas le rapport de force. Mais ça peut montrer que le porte-avions a une utilité. »

Symbole de la puissance militaire française

Le Charles-de-Gaulle est une immense machine accompagnée d'un sous-marin nucléaire d'attaque, de frégates de défense anti-aérienne et anti-sous-marine ainsi que d'un pétrolier ravitailleur. En tout, ce sont 2700 marins qui ont été embarqués. D'après le ministère de la Défense, 3 500 soldats français sont engagés dans l'opération dite Chammal. Les avions de chasse français ont effectué une centaine de missions de frappes en Irak depuis septembre 2014. Ce qui fait de notre pays l'un des plus actifs dans la coalition des 32 pays partenaires contre l'État islamique.

Publicité

La totalité de la coalition a, elle, mené plus de 2 000 frappes en Irak et en Syrie.

Navire amiral de la Marine française, le Charles-de-Gaulle n'a pas été engagé dans une grande opération depuis 2011 et l'opération « Harmattan » en Libye. Construit en 1994 après sept ans de travail, le porte-avions français était alors le plus grand bâtiment de guerre lancé en Europe de l'Ouest depuis les années 50. Sa construction aura coûté quelques 3 milliards d'euros. Symbole de la puissance maritime française, il reste toutefois peu utilisé par le pays. #Etat Islamique