Le président mexicain Enrique Peña Nieto a été dans l'obligation d'annoncer la création d'un groupe d'enquête chargé de vérifier ses acquisitions en biens immobiliers effectuées avec sa conjointe. Le groupe devra déterminer si elles représentent bel et bien des conflits d'intérêt. Deux histoires ont été découvertes par la presse. Celles-ci questionnent les décisions du président. Suite à la grogne populaire, le président a dû établir une enquête sur ses propres actions.

L'annonce effectuée par le président mexicain fait partie d'un ensemble de mesures anti-corruption. Le pays recevra de l'aide de l'Organisation de coopération et de développement économiques, dont le #Mexique est membre, afin d'améliorer cette épidémie qui y fait rage.

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Il aura fallu trois mois au président Enrique Peña Nieto afin de réagir aux accusations de conflit d'intérêt dans le dossier de l'achat d'une maison par sa conjointe dans la ville de Mexico. Le vendeur de la propriété a été le bénéficiaire de nombreux contrats publics. Y a-t-il un conflit d'intérêt? La question se pose sérieusement considérant que le ministre des Finances a acheté une propriété au même promoteur, et ce, dans la même prériode. Les coïncidences sont possibles, mais peu probables dans le contexte où le promoteur immobilier reçoit des contrats de construction fédéraux.

Mais, si le cas était isolé, la presse pourrait paraître paranoïaque et la présomption d'innocence serait plus facile à accorder par le peuple envers son président. Le Wall Street Journal a sorti une autre affaire liée à sa gouvernance de l'État de Mexico en janvier dernier.

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Même contexte, achat immobilier avec des octrois de contrats gouvernementaux au promoteur. Les Mexicains ne veulent pas être pris pour des imbéciles non plus.

Ainsi, le président espère être blanchi par cette enquête que mèneront les experts nommés par son ministre de la Fonction publique. Cependant, peut-on avoir confiance en l'impartialité des protagonistes puisqu'ils seront directement nommés par le gouvernement? Peut-être, mais avec le cynisme qui règne au Mexique, ce sera difficile de croire les conclusions si elles blanchissent totalement le président.