Ils étaient des milliers de professeurs sur l'avenue Reforma. Les enseignants sont sortis en masse afin de réclamer le fruit de leur labeur le 10 février dernier. Ils réclament le paiement de leurs honoraires pour le mois de janvier. Dans l'État de Oaxaca, ils ont démontré leur mécontentement auprès des autorités lors d'une marche pacifique les menant devant l'édifice du Secrétariat de la gouvernance où ils ont manifesté.

Les enseignants ont ensuite pris d'assaut l'avenue principale de la ville de Mexico avec leur tentes dans lesquelles ils ont voulu dormir pendant trois jours. Provenant principalement d'Oaxaca, où les problèmes sont les plus importants entre le gouvernement et les professeurs, les manifestants étaient vraiment décidés à se faire entendre.

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Les autorités les ont alors menacés pour les obliger à quitter les lieux. Le dialogue entre les deux parties s'avère très difficile. Le fait qu'ils n'aient pas été payés n'aide pas, mais ils sont également contre la réforme éducative proposée pour les institutions. Les forces anti-émeute ont d'ailleurs été déployées sur place pour obliger les enseignants en colère à quitter les lieux!

Finalement, les professeurs ont enlevé leurs tentes pour ne pas être soumis aux assauts de la police malgré le fait qu'il n'aient pas réussi à parvenir à un accord avec le gouvernement quant aux paiements des salaires impayés.

Les enseignants avaient bloqué l'accès à l'aéroport d'Acapulco plus tôt dans la semaine pour se faire entendre, sans succès. Les hommes et les femmes ont besoin de leur salaire pour vivre et le fait que les coffres de l'État soient vides ne justifie pas cette situation qui est en train de se détériorer.

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Dans la ville de Mexico, les commerçants ont évalué les conséquences économiques de l'occupation des enseignants à plus de 16 millions de pesos en perte. Ainsi, ces manifestations n'ont pas seulement un effet sur les services éducatifs puisque les professeurs ne peuvent donner leur cours, ils affectent également la viabilité économique des régions où elles ont lieu. Il est temps de simplement les payer! #Mexique