Le 10 février à minuit est entré en vigueur l'état d'urgence dans la ville de Diffa au Niger. La population fuit la région, terrorisée à l'idée que de nouvelles attaques puissent être perpétrées par le groupe islamiste #Boko Haram. La ville de Diffa est située à quelques kilomètres à peine du #Nigéria où les islamistes sont très actifs. Vendredi dernier, pour une première fois, les militants du Boko Haram ont pris d'assaut la périphérie de Diffa pour ensuite en attaquer le centre-ville à plusieurs reprises dimanche et lundi.

En réunion extraordinaire, le gouvernement nigérien a décidé de donner plus de pouvoir aux forces de l'ordre en appelant l'état d'urgence.

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Cela permettra aux autorités compétentes de faire des perquisitions dans les domiciles, de jour ou de nuit. Cette décision est justifiée par les dirigeants nigériens en raison des cellules dormantes de Boko Haram au Niger.

Dans un rapport de l'armée nigérienne, il est possible de lire qu'un attentat suicide a eu lieu lundi. "Une femme kamikaze s'est fait exploser à proximité d'une camionnette en chemin vers la douane. L'explosion a provoqué la mort de 6 personnes et de nombreux blessés".

Pour marquer la proximité de la ville avec le Nigéria, un obus lancé depuis le pays voisin a explosé dans le marché de Diffa dimanche. Le ministre de la Défense, Mahamadou Karidjo, a trouvé la situation "désolante".

Des femmes, des mères et leur enfants, des orphelins sont en marche vers le Nord.

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La population a complètement déserté la ville, selon les rapports.

Les plus fortunés sont allés dans la ville de Zinder, mais les autres font la queue pour prendre le premier autobus possible. Selon plusieurs sources, il y aurait une attente de trois jours pour avoir la chance de s'échapper de cet enfer.

Le Niger accueille 125.000 réfugiés du Nigeria. Ils sont principalement dans la zone frontalière et vivent dans des conditions sanitaires horribles. Le Programme alimentaire mondial indique que plus de 52% des réfugiés souffrent de malnutrition. "La difficulté de l'accès à ces derniers risque de provoquer une crise humanitaire", mentionne les responsables. Ils sont 3.000 soldats prêts à intervenir pour aider la population désespérée. #Afrique