Un ancien investisseur en #Russie déclare que le président russe#Vladimir Poutine, est probablement l'homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à environ 200 milliards de dollars...

D'après un site d'informations australien, News.com, le patron de "Hermitage Capital Management", Bill Browder, assure que Vladimir Poutine aurait détourné des sommes colossales de fonds d'État. Cet argent serait maintenant bien en sécurité en Suisse et probablement dans d'autres paradis fiscaux.

Browder affirme que pendant quatorze ans, Poutine et ses amis ont systématiquement récupéré, entre autres, les fonds non utilisés pour les écoles, hôpitaux et autres institutions ; transférant ces sommes vers des comptes à l'étranger, pour y être converties en différents produits financiers.

Le plus gros investisseur étranger en Russie

Browder dit avoir été par le passé le plus gros investisseur étranger en Russie. Il soutenait alors Vladimir Poutine. Mais en 2005, le pouvoir l'expulse du territoire l'accusant d'être "une menace à la sécurité nationale".

Dans son livre "A True Story of a High #Finance, Murder, and One Man's Fight for Justice", Browder parle des méthodes employées par Vladimir Poutine et notamment des "deals" auprès des riches oligarques russes : "Vous partagez vos richesses avec moi et il ne vous arrivera rien, sinon..."

Cet Américain d'origine, âgé de 51 ans, est le petit-fils d'Earl Browder, l'ancien leader du parti communiste des États Unis. Il devient citoyen britannique en 1998, le fisc américain le poursuivant pour avoir omis de payer des taxes. Il renonce donc à la citoyenneté américaine et fonde en 1996 avec Edmond Salfa, "Hermitage Capital Management", société qui investit 25 millions de dollars en Russie. C'est une réussite immédiate. À la suite de la crise financière de 1998, elle prend des participations dans Gazprom et autres sociétés gazières.

Jusqu'à son expulsion en 2005, il est certain que Browder voit et est au courant de beaucoup de choses, naviguant de par ses participations, dans les hautes sphères moscovites. Il s'est constitué une belle fortune personnelle, les bénéfices d'Hermitage rien que pour 2006 étaient estimés entre 125 et 150 millions de livres.

Après son expulsion, l'acharnement des autorités russes contre ses intérêts et lui-même montre bien qu'il est gênant, qu'il en sait probablement un peu trop. La mort de son avocat, à Moscou, après 11 mois de détention préventive, a fait largement sourciller "Amnesty International". Certaines disparitions rapides de personnes proches du dossier paraissent étranges...

Le pouvoir russe, malgré de nombreuses demandes auprès d'Interpol, des autorités de contrôle de Bruxelles et de la justice anglaise, s'est toujours fait débouter de ses actions.

Si les affirmations de Bill Browder sont exactes, ce qui ne serait pas surprenant, la chose ne sera pas facile à prouver, vu la personnalité du présumé coupable...