Le temps de l'austérité économique est partout et le gouvernement du premier ministre québécois Philippe Couillard ne fait pas exception à la règle. Ce dernier a planifié un gel des embauches en 2015-2016 et cette annonce risque de coûter le poste à plus de 7.000 employés occasionnels. Le 31 mars, si le gouvernement continue sur cette lancée, plusieurs jeunes professionnels perdront leur lien avec la fonction publique québécoise.

Selon le syndicat de la fonction publique, les services seront affectés dans plusieurs régions. Les employés occasionnels renoueront leur contrat avec l'employeur gouvernemental le 1er avril.

Publicité
Publicité

La présidente du syndicat mentionne que « si le gouvernement continue sur cette lignée, les contrats ne seront donc pas renouvelés ».

La situation précaire de ces emplois est dangereuse pour plusieurs. Sans sécurité, sans congés de maladies, sans vacances, ces emplois sont instables et sans rappel. Ainsi, le 1er avril, plusieurs employés pourraient voir leurs espoirs de faire partie de la fonction publique québécoise partir en poussières.

Depuis l'établissement du gel de l'embauche au gouvernement québécois, 281 personnes ont perdu leur emploi en raison d'un contrat non-renouvelé. L'austérité économique, c'est une chose. Mais les mises à pied apportent-elles la prospérité?

La présidente du syndicat de la fonction publique, Lucie Martineau, a fait mention de 500 emplois occasionnels sur le point d'être perdu au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Publicité

La femme qui protège les intérêts des travailleurs a confié « voir cette période comme étant la pire depuis de nombreuses années ».

Le gouvernement du Québec a martelé partout qu'il était nécessaire de faire des coupures budgétaires. Cependant, ces coupures affectent la vie des citoyens et font perdent des emplois. Est-ce cela que veut le Premier ministre? Il est évident qu'en temps de récession et de baisse d'activités économiques, la ceinture doit être serrée, mais à quel prix? Les fonctionnaires sur la ligne de feu attendent avec peur l'annonce ou non du gel de l'embauche pour l'année à venir.