Dans sa cellule en #Arabie Saoudite, le jeune blogueur et activiste ne se doute probablement pas de l'honneur qu'il pourrait recevoir. Le 3 février dernier, il a été mis en nomination pour le prix Nobel de la paix 2015. Il existe déjà une mobilisation mondiale pour exiger sa libération, mais aujourd'hui les autorités saoudiennes devront prendre en considération qu'ils ont un nominé au prix Nobel lorsqu'ils penseront lui donner des coups de fouet.

Il y a une lueur d'espoir pour les proches du Saoudien. Le pays a commencé à libérer des prisonniers politiques sans préciser leur identité. C'est un pas en avant pour l'épouse de Raïf Badawi, qui est réfugiée au Canada.

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Il est évident que les autorités saoudiennes, qui n'ont pas écouté les revendications des nombreux organismes, présidents et ministres du monde entier jusqu'à maintenant, risquent de ne pas sentir cette pression additionnelle qui s'ajoute sur leurs épaules. Un prix Nobel flagellé, ce n'est pas rien ! Mais, dans la logique de l'intégrisme religieux, ce n'est pas énorme. La définition de la paix peut être bien relative selon les cultures.

Le blogueur qui avait fondé un site dont le principal objectif était de se questionner en tant que société sur la place qu'y prenait la religion avait été arrêté pour ses opinions. La députée norvégienne, Karin Andersen, a expliqué la candidature de Raïf Badawi par « sa bataille pour les principes de droits de l'homme, de démocratie et de liberté d'expression ».

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Elle ajoute que « la paix durable est impossible sans la liberté d'expression ».

Cette nomination est forte en signification selon la représentante du Parlement de la Norvège. « Cela envoie un message fort aux dirigeants du monde que la liberté d'expression doit être protégée », disait-elle.

Le nom de Raïf Badawi se situe dans une liste très sélecte avec le pape François, le docteur Denis Mukwege, et Edward Snowden. Les mises en candidature pour le prix Nobel de la paix se terminaient dimanche dernier. La nomination du Saoudien est commune avec son avocat et beau-frère, Walid Aboul Khair, lui aussi emprisonné.