Nous somme en 2005, à Jakarta, en Indonésie. Serge Atlaoui, un Français de 50 ans est arrêté dans une usine clandestine de fabrication d'ecstasy. Pour les néophytes, l'ecstasy est une amphétamine, c'est-à-dire un stimulant du système nerveux central, qui possède donc des qualités psychotropes. En deux mots : une drogue.

Comment en est-il arrivé là ?

A l'époque, Serge Atlaoui artisan soudeur qui travaillait à son compte aux Pays-Bas, accepte un boulot en Indonésie pour combler ses dettes financières. Officiellement, il doit contre une rémunération de 2000 euros, assurer la maintenance de machines dans une usine d'acrylique.

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Sur place, le Français qui réalise bien vite qu'il se retrouve dans une usine clandestine, ne s'interroge pas plus que cela. Il aurait dû. Car la même année (2005) la fabrique est démantelée et les protagonistes arrêtés. La #Justice indonésienne le condamne donc à mort en compagnie d'un Néerlandais et de cinq Chinois. Un jugement très sévère mais il faut dire que la drogue fais de véritables ravages parmi la population indonésienne.

Pour faire bonne mesure, Serge est incarcéré sur l'île de Nusakambangan (sud de Java) au milieu de la jungle indonésienne. Une prison que l'on surnomme « l'Alcatraz indonésien »...

Condamné à mort depuis 10 ans...

Le Français a été jugé, condamné à mort, et laissé dans une prison indonésienne. Aujourd'hui sa femme Sabine, s'inquiète car elle a peur que « les choses basculent d'une minute à l'autre ». Elle a d'ailleurs sans doute raison, puisque la demande de grâce a été rejetée par le président de la république indonésienne Joko Widodo.

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Le système est quelque peu pervers puisque les journaux du pays publient le nom des condamnés à mort, à la vue de tous les citoyens. Le nom de Serge Atlaoui est inscrit à chaque fois. Selon France Info, plusieurs articles évoqueraient le 15 février de cette année. A noter que les exécutions ont été arrêtées en 2008 mais ont repris en 2013.

La situation actuelle

Au jour d'aujourd'hui, sa femme se rend sur place le plus souvent possible pour voir son mari. Elle sait que là-bas on vient chercher les condamnés sans prévenir. Elle doit aussi rassurer leurs deux filles tout en leur disant de se préparer au pire. De son côté, Serge Atlaoui a peur de ne pas pouvoir dire au revoir à sa famille. Son dernier espoir réside en la demande de révision de son procès intentée par son avocat Me Richard Sédillot.

Du côté du Quai d'Orsay on n'a pas attendu l'appel à l'aide de Sabine sur RTL pour suivre l'affaire. Mais au vu de ces derniers jours et de l'accélération des exécutions, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, va aussi se rendre sur place pour plaider la cause du Français.

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Il est important de préciser que le roi des Pays-Bas (Guillaume-Alexandre) et la présidente du Brésil (Dima Roussef) ne sont pas parvenus à sauver leurs ressortissants, fusillés en janvier.

Selon une source diplomatique, huit français seraient condamnés à mort dans le monde... #Loi