Avec quelques mois de retard, les élèves du Liberia ont repris le chemin des classes lundi dernier. La raison de ces cinq mois de retard, la fièvre hémorragique #Ebola. Le Liberia, tout comme ses pays voisins, espère être débarrassé de ce virus d'ici la mi-avril.

En Guinée, les enfants sont de retour sur les banc d'école depuis déjà quatre semaines mais au Sierra Leone, dans le meilleur des cas, ce sera dans six semaines et pas avant.

Les écoles sont des endroits propices pour la propagation de virus en raison de la vulnérabilité des jeunes enfants. La diminution des cas au Libéria a permis de reprendre les cours.

Publicité
Publicité

Mais, l'affluence des élèves était limitée en ce premier lundi. Les parents sont encore sur leurs gardes. Ils ont peur.

Dans la capitale de Monrovia, une jeune étudiante, Fatima Sherif, âgée de 18 ans, élève du lycée Kendenja, rapportait « être très heureuse de revenir étudier bien que de nombreuses amies ne soient pas là ».

La directrice du collège ne semblait pas surprise de cet absentéisme élevé. « Avec les nombreux changements de date et les frais liés au début de l'année scolaire, il est normal que plusieurs manquent à l'appel », disait-elle. En effet les dates de rentrée sont passées du 2 février au 2 mars pour ensuite revenir au 16 février. De quoi semer la confusion au sein d'une population déjà méfiante!

Inquiétudes chez les parents

Les parents qui sont allés conduire leurs enfants avaient certaines préocupations quant au respect des règles sanitaires. Il est hautement important de limiter les contacts directs entre les enfants.

Publicité

Le virus se transmet via les fluides corporels (sang, salive, etc.) des personnes.

L'UNICEF a fourni plus de 7200 trousses sanitaires pour plus de 4000 écoles afin d'éviter les situations problématiques. De plus, l'organisme a formé plus de 15.000 enseignants afin qu'ils puissent agir en cas de crise.

Pour la population du Liberia, le retour aux classes des enfants est en quelque sorte le symbole d'un retour vers une vie quotidienne un peu plus normale sans toutefois oublier les risques que le virus revienne au galop. #Afrique