A écouter les médias, #Afrique rime avec maladies, guerres, rivalités, pauvreté, famines... Mais, l'Afrique se résume-t-elle essentiellement à ces tristes réalités évoquées au quotidien ? Et qu'est-ce qu'il en est de son développement économique, de sa richesse culturelle et de sa volonté entrepreneuriale ? D'ailleurs, alors que la mondialisation suit son processus, il semblerait que le continent Africain soit justement en train de connaître des mouvements, des prises de conscience et qu'il tenterait une reconstruction, « un retour aux sources ». En effet, un des reproches fait à la mondialisation est sa capacité à uniformiser les cultures ou devrait-t'on dire à occidentaliser les cultures. Par conséquent, en opposition à cette uniformisation on perçoit un réveil du citoyen africain, qui essaie d'affirmer sa culture dans cette ère de mondialisation.

L'Afrique un continent d'avenir 

L'Afrique compte plus d'1.1 milliards d'habitants de nos jours et 54 pays. Il est coutume d'entendre parler de l'Afrique comme étant un continent concentrant la majorité des pays les moins avancés, avec environ 40 % de seuil de pauvreté. Et si on essayait de se focaliser sur ces atouts et non d'essentiellement énumérer les maux qu'elle subit ? En effet, on peut constater aujourd'hui que c'est un continent en mouvement dont les ressortissants commencent à faire valoir leur culture à l'échelle mondiale. Certes il n'est pas encore question de la diffusion d'un « African way of life » mais ne soyez pas étonnés que la tendance se mondialise d'ici quelques années.

D'ailleurs, cette émancipation du citoyen africain se traduit aujourd'hui par des mouvements, initiatives, projets visant à promouvoir les richesses culturelles africaines à une échelle mondiale. A cet effet, les jeunes africains et les diasporas jouent un rôle essentiel à la diffusion de la culture africaine, et essaient de briser les clichés au sujet de leur continent et de donner à voir cette nouvelle Afrique pleine de richesses culturelles et de forces.

Cette prise de conscience se traduit par une volonté entrepreneuriale de jeunes africains et celle de créer de nouveaux concepts originaux adaptés aux réalités de l'Afrique. Ces jeunes africains n'ont pas pour seul but de maximiser leur profit, mais ils veulent valoriser leur culture, leur connaissance et savoirs au sein de l'espace mondial. Par conséquent dans tous les secteurs confondus, on aperçoit cette volonté d'innover (technologie, mode, communication, musique, cosmétique) et de créer en sollicitant la recherche et le développement. On pourrait illustrer ces propos par quelques exemples de start-up africaines qui d'après le journal « Les échos » font parties des plus innovantes : QuickDo qui est un réseau de bornes interconnectées unies à des liseuses (Cameroun), Mlouma : une bourse agricole en ligne (Sénégal), Looly's qui commercialise différentes recettes (tiramisus, crumbles…) à base de graine de couscous (Maroc).

Cette prise de conscience d'un espoir africain, se t au travers des mouvements attestant cette émancipation de l'africain d'aujourd'hui. En guise d'exemple, on pourrait citer des initiatives de ces jeunes révoltés par une société occidentalisée, on pense aux mouvements de contestation pacifiste « Y'en a marre » (Sénégal) et à celui du Burkina Faso « Le balai citoyen. »

Suite à ces dires, on pourrait en déduire que toutes ces initiatives concourent à présager d'une nouvelle Afrique 2.0, une Afrique émergente, libre, unie et pleine d'espoir qui saura adapter sa culture à son développement.