Suite à son ultimatum de trois jours, les milices chiites ont décidé de prendre le contrôle tel qu'ils l'avaient promis en début de semaine. Washington s'y est opposé par la voix du Secrétaire d'état américain, John Kerry, suite à une réunion du Conseil de coopération du Golfe. La milice chiite a dissoud le gouvernement yéménite pour former un conseil présidentiel le 6 février dernier.

Un haut fonctionnaire de l'administration américaine désirant garder l'anonymat a confié à la presse que « l'état au Yémen était extrêmement inquiétant. La communauté internationale doit prendre une position plus forte dans ce dossier ».

Publicité
Publicité

John Kerry a supplié ses alliés de d'intensifier leurs contacts avec les autorités yéménites car « un vide politique dans ce pays pourrait devenir très dangereux ». Washington espère voir des pays influents tel que l'Arabie Saoudite jouer un rôle plus actif afin de calmer l'instabilité chez leur voisin.

Il faut rappeler que les milices chiites qui ont pris d'assaut le palais présidentiel il y un peu plus de deux semaines a continué de gagner du terrain au niveau de son influence. Les houthis se sont auto-proclamés à la tête du pays.

La milice chiite a lu au palais présidentiel une « déclaration constitutionnelle » pour utiliser leurs mots. Cependant, en quoi une déclaration de la sorte est-elle constitutionnelle si les intérêts de toutes les races du pays ne sont pas inclus? Comment peut-on croire des rebelles qui ont utilisé la violence pour imposer leur vision du Yémen à la majorité?

Ainsi, un conseil national composé de 551 membres sera nommé et un conseil présidentiel choisira le nouveau gouvernement transitoire d'une période de deux ans.

Publicité

Mais qui en choisira les membres? Les chiites de manière unilatérale?

La prise de position contre les rebelles par Washington n'est pas surprenante puisque les Américains supportent le président déchu, Abd Rabbo Mansour Hadi, depuis la prise d'assaut du palais en janvier. De plus, connaissant la présence de groupes terroristes au Yémen, il faut s'attendre à ce que les États-Unis feront tout en leur pouvoir pour réussir à stabiliser la situation et continuer leur lutte aux groupes djihadistes. #Etats-Unis #Terrorisme