Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l'enlèvement d'une ressortissante française, ce mardi, dans la ville de Sanaa, la capitale du Yémen. Le président François Hollande a demandé sa libération dans les plus brefs délais.

Nouvelle prise d'otage

La nouvelle est tombée ce mardi. Isabelle Prime, âgée de 30 ans et originaire d'Angers, aurait été enlevée dans la matinée avec sa traductrice yéménite, alors qu'elle se rendait en taxi sur son lieu de travail, dans la ville de Sanaa, la capitale du pays. Leurs ravisseurs, pourvus de munitions, auraient localisé le véhicule avant de les enlever et de les conduire vers une destination inconnue.

Selon les premières informations publiées sur son site internet, le Quai d'Orsay affirme être en lien avec la famille de la jeune femme. Tous les services français sont mobilisés pour la repérer et obtenir sa libération dans les plus brefs délais.

Une femme « prudente » et avertie 

Les premières rumeurs avancaient que la jeune femme travaillait pour la Banque mondiale mais l'information a été démentie rapidement par l'institution financière. La ressortissante française travaillerait plutôt pour une société de conseil qui développe un projet, indirectement financé par la Banque mondiale.

Selon son papa, contacté par RTL, Isabelle était installée au Yémen depuis plus d'un an et connaissait très bien le pays. Elle était « prudente » et gardait toujours contact avec « les services de sécurité locaux ». Elle résidait près du domicile de l'ambassadeur de France.

Des mesures de sécurité

Pour rappel, le Yémen est partagé entre sunnites et chiites. Début février, il comptait encore une centaine de ressortissants français. La situation s'étant fortement dégradée, le ministère des Affaires étrangères leur avait alors conseillé de quitter le pays « au plus vite ». Un message que le Quai d'Orsay a tenu à renouveler. L'ambassade de France au Yémen a par ailleurs été fermée.

Pour le moment, l'enlèvement d'Isabelle Prime n'a pas été revendiqué.