Une enquête commandée par les proches d'Alberto Nisman conclut que ce dernier ne s'est pas suicidé, mais qu'il a plutôt été victime d'un homicide. Retrouvé mort le 18 janvier dernier, l'ex-procureur se préparait à accuser Cristina Kirchner d'entrave à la justice dans le cas des attentats antisémites de 1994. Bien que la présidente ait été discriminée de ces accusations plus tôt cette semaine, les révélations d'aujourd'hui laissent planer un fort doute sur la présidente.

La femme de l'ex-procureur a mentionné jeudi en conférence de presse que: « l'enquête nous permet de conclure seulement qu'Alberto a été victime d'un homicide, affirmait Sandra Arroyo Salgado. Il n'est pas mort d'un accident, il ne s'est pas suicidé ». Elle a d'ailleurs remis au parquet argentin un dossier d'une centaine de pages pour expliquer ses affirmations. Ce rapport n'est cependant pas officiel. Il n'est pas possible de dire qu'Alberto Nisman a « officiellement » été assassiné. Mais, comme il l'est souligné par l'enquêteur, le corps aurait été déplacé suite à sa mort. Difficile de bouger lorsqu'on est sans vie! Il faut l'admettre.

La procureure Vivian Fein, qui est en charge de cette enquête, a dit qu'elle prendrait en considération les conclusions du rapport, mais qu'elle n'écarte toujours pas la possibilité du suicide. « Pour moi, toutes les options sont possibles », affirmait-elle.

Une communauté juive consternée

L'Argentine est l'hôte de la plus importante communauté juive d'#Amérique latine et depuis le meurtre possible d'Alberto Nisman, les membres influents de cette dernière sont sans mot. « Je suis abasourdi et profondément préoccupé par l'assassinat d'un procureur fédéral », commentait le dirigeant de l'organisation juive Daia, Julio Schlosser. Cristina Kirchner aurait couvert des dirigeants iraniens lors du massacre de 1994 commis par des membres du Hezbollah. Il semble que personne ne réussira à faire sortir l'histoire réellement puisque celui qui avait la clé est maintenant sous terre.