Ils étaient des milliers à être sortis dans les rues de plusieurs villes brésiliennes ce dimanche afin de partager leur mécontentement contre la présidente Dilma Rousseff. La crise économique qui touche le pays est très forte et la population veut des changements notables. De plus, le scandale de corruption de Petrobas rend la vie politique de la chef d'État très fragile.

À Brasilia, environ 20.000 personnes ont manifesté et à Rio de Janeiro, ils étaient 15.000 selon les autorités. Les manifestants portaient des vêtements jaunes ou verts en relation avec les couleurs du drapeau national. La population ne veut plus Dilma Rousseff à la tête du pays.

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Cette dernière avait été réélue avec une faible marge en 2014.

Les manifestants scandaient des slogans qui faisaient référence à la démission de leur présidente. "Dehors Rousseff", criaient-ils. D'autres groupes demandaient même une intervention militaire pour enlever le pouvoir au Parti des travailleurs qui est à la tête du pays depuis 12 ans maintenant.

Des manifestations aux visions opposées

Il y a deux jours, les mêmes types de manifestations avaient été organisés afin de démontrer le support des syndicats et mouvements sociaux à la présidente. 32.000 personnes y avaient participé, selon les chiffres fournis par la police. Deux extrêmes, deux points de vue opposés se confrontent en ce moment.

Un pays en crise économique

Dilma Rousseff fait face à une inflation record de 7,7% en moins d'un an.

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La monnaie brésilienne a perdu 30% de sa valeur en douze mois, sans parler des déficits gouvernementaux importants.

Ainsi, elle doit laisser ses visions populistes de côté et briser ses promesses électorales. Elle a des responsabilités budgétaires qui la forcent à l'austérité économique. Ses décisions sont fortement impopulaires au sein même de son parti politique.

Il ne faut pas se surprendre que le peuple soit insatisfait. Le scandale Petrobas vise fortement le parti de la présidente, où 22 députés, 13 sénateurs et 2 gouverneurs sont accusés. Ce dernier est probablement la goutte qui fait déborder le vase chez les Brésiliens qui veulent du changement. #Amérique latine