Le gouvernement canadien se fait taper sur les doigts par un Comité des Nations-Unies qui exige que Stephen Harper prenne ses responsabilités dans le dossier des #Femmes autochtones violentées, disparues et assassinées. L'Organisation des Nations-Unies demande qu'une commission d'enquête publique nationale soit mise sur pied. Ces demandes font partie d'un rapport publié vendredi 6 mars sur l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes.

Le Comité responsable indique que « le #Canada a violé les droits des femmes autochtones en ne réalisant pas une enquête approfondie sur les causes qui en font des victimes d'actes violents de manière répétitives. » La voix de l'ONU vient s'ajouter aux nombreux organismes qui demandent une enquête depuis longtemps. Le gouvernement conservateur fait la sourde oreille et mentionne que cela n'est pas nécessaire. Les femmes autochtones sont-elles des citoyens de seconde classe pour eux?

Des femmes vulnérables

Il est possible de lire dans le rapport que « les forces de l'ordre et les autorités légales ont failli à leur devoir de protéger efficacement les droits de ces femmes. » Elles sont souvent violentées et plusieurs subissent du harcèlement. C'est une violation de leurs droits fondamentaux. Le document mentionne que les femmes autochtones ont beaucoup plus de chances de subir de la violence que celles non-autochtones. Ainsi, le gouvernement a le devoir de surveiller cette situation de plus près. Les personnes vulnérables doivent être aidées.

Le Comité insiste sur le fait que « la gravité de la situation n'a pas mené à d'enquêtes en profondeur pour s'assurer que les meurtres et les disparitions de femmes soient suivies de poursuites judiciaires. » Deux membres du Comité, Nicklas Bruun et Barbara Bailey, ont visité les réserves autochtones canadiennes en 2013 et affirment que la souche du problème est très ancienne. Cela n'excuse en rien l'attitude de Stephen Harper qui rejette les conclusions du rapport.

Le Canada fait partie des 188 pays qui ont ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. À deux jours de la Journée Internationale de la Femme, le premier ministre pourrait arrêter de faire la sourde oreille et agir. #Journée de la femme