Les membres du gouvernement canadien ont l'intention de voter une #Loi antiterroriste qui ne fait apparemment pas l'affaire de la population. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes canadiennes dont Toronto et Montréal afin de dire à Stephen Harper que le peuple ne veut pas de la loi C-51. Le 14 mars dernier, les habitants ont clairement indiqué que pour eux, les droits et libertés individuelles étaient plus importants que tout au #Canada.

En réponse aux manifestations, le ministre de la Sécurité publique du Canada, Steven Blaney, a tenté de se faire rassurant. « La loi C-51 ne menace pas les libertés individuelles. Elle est essentielle à la sécurité des citoyens canadiens », disait-il. Les centaines de personnes rassemblées devant l'Hôtel de ville de Toronto ne semblaient pas d'accord avec lui. « La liberté de critiquer le gouvernement est probablement en jeu. Même si on ne fait juste que publier des messages en ligne, on peut être visé », disait Stuart Basden, un manifestant à Toronto.

Un juste équilibre pour le gouvernement

Devant le Comité permanent de la Sécurité publique, le ministre assurait que « le juste équilibre entre les libertés individuelles et le pouvoir des autorités est respecté ». Il a indiqué que, pour intervenir, les Services canadiens de renseignements et de sécurité auront besoin d'un mandat délivré par un juge fédéral.

Pour les représentants de l'appareil gouvernemental, le Canada est en retard sur les autres pays du monde. « Nous sommes l'unique pays où les Services de renseignements ne peuvent agir contre une menace terroriste par lui-même », disait Steven Blaney.

Des organismes de défense inquiets

Plusieurs organismes de lutte contre les droits humains, ou pour les droits des animaux comme Greenpeace ont fait des sorties publiques pour dénoncer la loi C-51. « Ce projet de loi intimidera les activistes sociaux de toutes les sphères de la société », expliquait Kumi Naidoo de Greenpeace International.

Si les activistes sociaux ne contestent pas la nécessité de lutter contre le #Terrorisme, ils veulent alerter le gouvernement sur le fait qu'il y a une limite à ne pas franchir pour préserver la liberté des individus et qu'il est essentiel de laisser aux organisations de défense des droits une certaine marge de manœuvre pour qu'ils puissent continuer à jouer leur rôle. Selon eux et pour tous ceux qui ont manifesté, Stephen Harper est en train de franchir la ligne.