Dans le processus de paix entrepris par le gouvernement colombien avec les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC), les autorités du pays ont envoyé un signal fort de leur bonne volonté. Le président, Juan Manuel Santos, a anoncé, dans une allocution à la nation, l'arrêt des bombardements contre la guérilla des FARC. Cette annonce a été faite dans le but d'accélérer le processus entrepris à La Havane pour ramener la Colombie vers la paix sociale.

Les pourparlers de paix durent depuis près de trois ans. Au cours des dix derniers jours, des avancées sans précédent permettent de croire enfin à une fin du conflit.

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Les deux clans se sont assis à la même table, un accord pour déminer le pays a été signé et maintenant l'arrêt des bombardements. Trois éléments clés à la fin de la violence qui y règne depuis cinquante ans.

Un respect du cessez-le-feu bilatéral

Dans son discours à la nation, le président Santos a mentionné que "cet arrêt vise à respecter le cessez-le-feu décrété en décembre dernier". Il a d'ailleurs reconnu le respect de l'engagement pris par les troupes de la guérilla. Depuis 1964, la rébellion, qui est principalement rurale, n'a pas donné de répit aux Colombiens.

Une trêve qui reste fragile

Les bombardements ne sont que suspendus. Le dirigeant a insisté sur le fait que "la situation sera réétudiée dans un mois", et pourrait bien entendu être prolongée en cas de respect du cessez-le-feu conclu. Il a également insisté sur le fait que "les combats sur le terrain demeurent dans les règles du jeu".

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Cette déclaration laisse croire que tout n'est pas encore réglé en Colombie et que ce cessez-le-feu, bien que très positif et respecté, pourrait être rapidement brisé si des erreurs locales surviennent.

Néanmoins, il semble que les deux clans sont décidés à réussir. Dans cette perspective, le président Santos a annoncé la création d'une Commission de conseillers pour la paix dont les membres seront des guérilleros, des religieux, des leaders de groupes indigènes ainsi que des politiciens.

Une deuxième guérilla sous pression

L'autre mouvement populaire, le ELN (Armée de libération nationale) a été mis sous pression par les autorités lors de l'allocution. Le président Santos a mentionné qu'il intensifiera les attaques contre eux afin de les forcer à "prendre le train de la paix" comme l'ont fait les FARC.

Cet autre groupuscule a commis de nombreux enlèvements au cours des derniers mois et ses forces sont constituées de quelques 2500 soldats. C'est le dernier obstacle a la fin des conflits armés en Colombie. #Amérique latine