Les conflits armés sont très présents depuis maintenant plus de 50 ans en Colombie. Cependant, sous la supervision de Cuba et de la Norvège, les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) et le gouvernement du pays ont conclu un accord qui permettra à un organisme norvégien de faire en sorte que le pays soit déminé.

Un demi-siècle de guérilla laisse des traces et des cicatrices. Parmi celles-ci, la présence d'une très grande quantité d'explosifs, de mines anti-personnelles et de bombes artisanales qui sont toujours cachés dans le sol. « Les FARC et le gouvernement colombien vont solliciter l'aide de l'organisation Norwegian People's Aid pour réussir à enlever les armes enterrées et dangereuses pour les civils colombiens », ont annoncé les deux groupes par communiqué depuis La Havane.

Principalement concentrées dans les régions rurales, les zones à risque sont très grandes. Le travail de déminage sera ardu et très long. Cette entente est une preuve de la bonne volonté des deux groupes de mettre fin au conflit. « Il faut assurer la sécurité de la population qui vit dans les endroits où les conflits se sont déroulés », ajoute le diplomate cubain Rodolfo Benitez qui supervise le processus de paix.

Le négociateur en chef, Humerto de la Calle, qualifie cet accord d'historique puisque le gouvernement et les FARC uniront leurs efforts pour une première fois. Dans le passé, lorsque les deux mots étaient mis ensemble, le sujet des textes était lié à la guerre. Ivan Marquez, en charge de discuter pour les FARC, voit un geste humanitaire en cet accord.

Ce dernier est le premier résultat de la sous-commission pour le processus de paix enclenché en 2012 qui changera concrètement la vie des Colombiens. Jeudi dernier, les deux groupes étaient réunis pour une première fois à la même table. Comme l'ont indiqué les différents protagonistes, il y a encore beaucoup de discussions à venir, mais il y a des avancées. Les Colombiens pourront voir la fin des 50 ans de guerre qui ont fait plus de 200.000 morts et plus de 5.000 personnes déplacées. #Amérique latine