Les dirigeants des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) et les hauts gradés de l'armée nationale colombienne se sont assis pour une première fois à la même table, à La Havane à Cuba. Les deux groupes, qui s'opposent depuis longtemps en Colombie, sont maintenant en terrain neutre afin de débuter des pourparlers qui pourraient mener à une certaine accalmie sociale dans ce pays d'#Amérique latine.

Le général Javier Flores et cinq chefs militaires de l'armée sont venus discuter des modalités d'un cessez-le-feu avec les FARC. Cette situation est une première. Jamais les deux groupes ne s'étaient assis ensembles autrement que pour s'insulter ou se battre.

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En ce jeudi 5 mars, les négociations des bases d'un accord ont été entreprises. Cela fait suite aux premiers efforts de paix débutés à Cuba en novembre 2012. Les représentants des FARC ont laissé les uniformes militaires et leurs armes aux portes d'entrée et se sont présentés en civil pour faciliter la discussion.

Plus de 200 000 victimes

Cette sous-commission doit donner des recommandations aux négociateurs quant aux modalités de la fin des combats entre la guérilla colombienne et l'armée nationale. Le temps était venu pour les deux groupes de faire leurs requêtes.

Les FARC semblent respecter le cessez-le-feu unilatéral ayant pris effet en décembre dernier. Néanmoins, il est facile de croire qu'un simple détail pourrait faire dérailler les efforts de paix entrepris depuis un peu plus de deux ans.

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D'ailleurs, au cours des sept derniers mois, les deux groupes n'arrivent pas à s'entendre sur la répartition des victimes. Le quatrième des six points centraux de cet accord.

Pour plusieurs Colombiens, ces négociations représentent l'espoir de sortir du cauchemar qui dure depuis plus de cinquante ans. Un mauvais rêve qui a fait plus de 200 000 victimes (sans compter celles inconnues) et des milliers de personnes déplacées ou déportées. Ce cessez-le-feu est une opportunité pour la Colombie d'obtenir une première paix sociale depuis très longtemps.