Mardi matin, un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings s'est écrasé dans les Alpes-de Haute-Provence, avec à son bord 144 passagers et 6 membres d'équipage. Aucun survivant n'a été retrouvé sur les lieux de l'accident au sud de la commune de Méolans-Revel, à une douzaine de kilomètres de Barcelonnette.

Selon les informations récoltées auprès de la compagnie aérienne low cost, 67 allemands et 45 espagnols étaient à bord de ce vol ralliant Barcelone à Düsseldorf. On compterait également des turques et au moins un belge parmi les victimes.

Le flou subsiste

Pour le moment aucune information quand aux raisons de ce crash n'a été dévoilée. La thèse des intempéries a cependant été rapidement écartée car les conditions météorologiques étaient « particulièrement calmes au moment du crash », selon Météo France.

L'une des boites noires de l'avion aurait déjà été retrouvée mais son contenu n'a pas encore été dévoilé. Contacté par le quotidien Les Échos, le député des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner a cependant indiqué qu'il « semblerait que l'avion ait décroché » et que la « piste terroriste n'est pas du tout privilégiée. » Le dernier entretien régulier de l'appareil (vérification poussée de tous les éléments de l'avion) avait eu lieu à l'été 2013 et n'avait signalé rien d'anormal, selon le PDG de la Germanwings.

D'après le récit de plusieurs habitants de la région, l'avion aurait percuté une falaise, s'écrasant sur une pente à près de 2,000 mètres d'altitudes. La zone du crash étant inaccessible à pied, il faudra des jours pour dégager les victimes et les débris.

Mise en place d'un dispositif exceptionnel 

Près de 300 sapeurs-pompiers volontaires ont été déployés, auxquels s'ajoutent 300 gendarmes. Leur mission principale est de « porter secours à ceux qui ont échappé à ce crash, même s'il y a peu d'espoir, étant donnée la violence du choc, » a expliqué le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'une conférence de presse.

Face à l'ampleur de la catastrophe, le roi d'Espagne Felipe VI, qui devait se rendre en France pour une visite officielle, a décidé d'annuler son voyage. Les chefs des gouvernements espagnols, allemands et français coordonnent leurs efforts. D'après un communiqué du BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'#Aviation civile), sept enquêteurs se rendrent sur place, accompagnés par des conseillers techniques d'Airbus et de CFM International. Il seront ensuite rejoints par une équipe du BFU (l'équivalent allemand du BEA).