La pieuvre géante Daesh envoie ses longs tentacules hors des frontières de sa zone habituelle. Après avoir privilégié la vieille Europe la voilà qui frappe hors du califat ou de ses sous-groupes, ciblant des pays arabes, d'Afrique ou du Moyen-Orient.

La Tunisie

Etat dont Daesh a peur car nouveau modèle de pays arabes, moderne, plus libéral, qui a su se sortir de situations difficiles après le "Printemps arabe". Des trois pays du Maghreb, la #Tunisie a toujours été différente. Pour l'État islamique il ne faudrait pas que le modèle tunisien fasse des émules, il ne faut pas qu'un pays musulman offre une alternative à ce qu'il propose sinon l'EI est en danger.

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Le tourisme est l'une des principales sources de revenu du pays. C'est pourquoi, en fin stratège l'EI a frappé en zone sensible, tuant des touristes. Le but est de semer la peur parmi les clients et d'asphyxier l'économie, en faisant s'effondrer le tourisme. En plus il fait d'une pierre deux coups, car parmi les morts, 3 français, pays dans le collimateur de Daesh.

La Tunisie est une des victimes collatérales de la situation et du chaos régnant en Libye. La frontière commune reste extrêmement sensible. Auparavant elle servait surtout à faire de la contrebande, permettant à des marchandises de rentrer en Tunisie sans que des autorisations ou qu'un paiement de taxe ne soient nécessaires.Maintenant les terroristes peuvent faire la navette d'un pays à l'autre sans rencontrer de problèmes.

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Le Yémen

Les attentats de l'État islamique au #Yémen paraissent à première vue surprenants, c'est un pays où Al-Quaida est bien implanté et actif par le biais d'AQPA .

Mais ses attentats contre des mosquées chiites de Sanaa, qui ont fait 142 morts, poursuivent semble-t-il un triple objectif : 

Le premier : frapper les chiites, l'ennemi des sunnites. Cela vise en outre les milices Houthis qui ont pris le pouvoir à Sanaa au Yémen et qui sont chiites, même si c'est une branche distincte. 

Le deuxième : est une réponse à Téhéran, qui aide et dirige les opérations irakiennes dans l'offensive de reconquête de Tikrit ? Au Yémen, les Iraniens sont derrière les milices Houthis. 
C'est une façon de les mettre en garde.

La troisième : montrer à Al-Qaïda la présence de l'#Etat Islamique au Yémen et sa capacité de frappe.

Chez Daesh c'est une technique bien rodée. Les attentats(-suicides), les assassinats d'otages ou de civils innocents font partie de la vie quotidienne pour ses membres, qui tentent de dissuader les adversaires de contre-attaquer. Il faut bien dire qu'actuellement cette tactique semble être un échec, les actions de l'EI, paraissant plus galvaniser les alliances contre lui que l'inverse. Ce qui amène sans arrêt de la surenchère dans l'abominable...