C'est une opération à grand déploiement que sont en train de lancer les autorités de Guinée. Ce pays d'#Afrique de l'Ouest est l'un des trois principalement touchés par le virus #Ebola. Le vaccin VSV-EBOV, qui a été créé par l'Agence de la santé publique du Canada, est l'un des deux qui seront utilisés. Il semble que le vaccin ait bien passé le test et que la population a reçu positivement ce dernier selon les autorités guinéennes.

L'utilisation du terme « opération à grand déploiement » n'est pas pour tomber dans le sensationnalisme. Ce sont plus de 8.000 à 10.000 volontaires qui recevront le vaccin au cours des six à huit prochaines semaines. Il avait été testé en début de mois sur une cinquantaine de personnes. Jean-Marie Dangou, qui représente l'Organisation Mondiale de la Santé en Guinée, mentionne que « c'est un pas énorme qui sera franchi pour bâtir la ligne de défense des habitants contre ce virus. »

Une vaccination en ceinture

La technique de vaccination en ceinture consiste a donner le vaccin à des personnes qui sont en contact avec un individu qui a été récemment infecté. Ainsi, les personnes vaccinées le protègent d'un potentiel contact avec le virus et le point d'infection est isolé. Les personnes qui recevront le vaccin sont celles qui sont consentantes et qui n'ont pas été enceintes récemment dans le cas des femmes.

La difficulté, convaincre les populations

En Guinée, les villages les plus éloignés sont les plus réfractaires à se laisser administrer le vaccin. Plusieurs groupes ethniques, au sein desquels de vives tensions sont présentes, ont de fortes réticences et sont très méfiants envers les autorités du pays.

Il existe un second vaccin, développé par la firme britannique GSK avec l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). C'est l'autre espoir des chercheurs. Avec le VSV-EBOV, ils sont les plus développés à ce jour.

Ayant passé la marque des 10.000 victimes depuis 2013, le virus Ebola est l'une des pires pandémies. Il est temps que les vaccins soient distribués à grande échelle. Une autre étape est franchie cette semaine en Guinée en ce sens.