Alors que la lutte contre le virus #Ebola est toujours un sujet d'actualité, l'Organistion mondiale de la Santé a confirmé qu'un vaccin créé des des laboratoires de Winnipeg, au #Canada, sera testé dès samedi, en Guinée. L'OMS déploiera sa stratégie de vaccination qui sera principalement située en Basse-Guinée.

La création d'une zone tampon autour du patient est l'approche utilisée par l'OMS. Ainsi, elle diminue les risques pour un patient de transmettre la maladie. La Basse-Guinée est la zone la plus touchée en ce moment. Le vaccin canadien y sera testé en collaboration avec Médecins sans frontières, Épicentre, l'Institut norvégien de la santé publique et le gouvernement guinéen.

Au cours des prochaines semaines, un vaccin américain sera testé en Sierra Leone. Au Liberia, où le dernier patient est sorti jeudi de l'hôpital, les autorités testeront les deux vaccins sur une partie importante de la population. Près de 27 000 personnes feraient partie de l'échantillon. Parmi elles, certaines recevront un placebo.

La réaction de l'industrie pharmaceutique au virus Ebola a tardé. Il aura fallu plusieurs mois pour trouver un possible traitement. Aujourd'hui, bien que des dégâts aient été causés, les survivants auront une chance de s'immuniser contre la fièvre hémorragique, si les résultats de ces tests sont concluants.

Le Liberia sans patient, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Du point de vue des chercheurs, le fait que la dernière patiente atteinte du virus Ebola au Libéria ait été soignée, n'est pas une très bonne nouvelle. Car sans épidémie, il est plus difficile pour eux de mesurer l'efficacité des vaccins. C'est la raison pour laquelle ils ont choisi de tester le vaccin canadien en Guinée : « Nous essayons de rendre optimale la mesure de l'efficacité avec un vaccin. Avec deux autres groupes, nous pourrions difficilement la mesurer », a expliqué le docteur Anne Schuchat.

Les centres guinéens ont porté leur dévolu sur le vaccin canadien parce qu'il semble être plus susceptible de fonctionner avec une dose et il donne une protection de plus longue durée que le vaccin américain.