Les opinions des élus américains sur l'accord que #Barack Obama est sur le point de signer avec l'Iran sont très différentes si vous êtes du côté du parti démocrate ou du parti républicain. Lundi dernier, 47 des 54 députés du parti républicain ont publié une lettre ouverte aux États-Unis avertissant les dirigeants iraniens que toute entente signée avec Barack Obama sur le nucléaire pourrait être annulée.

Dans leur lettre ouverte, les élus écrivent que « toutes sanctions que lèvera Barack Obama par cet accord pourra être réactivée dès l'arrivée du prochain président si le Congrès américain ne l'approuve pas. » Cette approbation risque d'être difficile à obtenir par Barack Obama. La bataille en est devenue une partisane. Il faut se souvenir que le parti républicain avait invité Benyamin Nétanyahou à venir torpiller l'accord en négociation entre Washington et Téhéran le 3 mars dernier avec un discours devant le Congrès que le président avait boycotté.

Les tentatives répétées des républicains de détruire l'accord

En plus de l'invitation du premier ministre israélien, les adversaires politiques de Barack Obama ont insisté sur le fait qu'ils étaient contre un possible accord entre le groupe des 5+1 (Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie et États-Unis) et la république islamique. Ils demandent le démantèlement de toutes les structures d'enrichissement du nucléaire et veulent faire reconnaître l'aide au groupe terroriste dans tout accord. Il n'en reste pas moins qu'ils sont l'opposition et que la valeur de leur mise en garde est nulle selon le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Le vice-président américain, Joe Bidden, s'est indigné de la lettre ouverte: « En 36 ans de carrière politique, c'est la première fois que je vois des élus écrire à un pays étranger pour affaiblir un président en fonction, » écrivait-il dans un communiqué. La candidate possible aux élections présidentielles de 2016, Hillary Clinton, a dit que « cette lettre fait ombrage a plus de deux siècles de traditions. Les signataires ont perdu toute crédibilité. »

Ainsi, l'accord sur le nucléaire avec l'Iran dépasse mainteant largement le sujet de la politique étrangère américaine et est devenu l'objet de la partisanerie politique à Washington. #Etats-Unis