Les groupes de défense des droits des communautés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, et Transsexuels) de l'État de l'Indiana aux #Etats-Unis ont mentionné leur désaccord avec la loi sur les libertés religieuses qui a été ratifiée par le gouverneur de l'État, Mike Pence, le 26 mars dernier. Cette nouvelle législation laisse entrevoir des jours difficiles pour les gays, car il serait possible, en théorie, pour un employeur, de renvoyer un employé homosexuel si cela va à l'encontre de ses croyances religieuses. Une preuve que le combat des américains homosexuels n'est pas encore fini.

La loi est très bien reçue par les groupes catholiques, juifs orthodoxes, et les conservateurs qui ont assisté à la cérémonie de ratification s'étant déroulée à huis clos. Pour le gouverneur, "l'Indiana est un État où il est important de protéger les croyances religieuses des personnes et des entreprises chrétiennes, de ceux qui veulent les punir pour leur religion". Il semble que le gouverneur omet de mentionner que des gays, des musulmans, des asiatiques aux valeurs bouddhistes y sont également implantés. Seront-ils toujours les bienvenus dans les entreprises chrétiennes? Les homosexuels pourront-ils continuer à travailler ouvertement? Le débat est relancé.

Une loi discriminatoire ou non?

Mike Pence se défend d'entrer sur un terrain glissant en insistant sur le fait que les gays n'y sont absolument pas particulièrement visés, ni même mentionnés. "Si cette loi était discriminatoire, je ne l'aurais pas ratifiée", explique-t-il. Ne pas mentionner les groupes minoritaires sujets à des gestes haineux venant de certaines religions est ce qui préoccupe les groupes LGBT.

Les groupes de défense affirment qu'à partir du 1er juillet, des personnes pourront être renvoyées chez elles pour leurs pratiques sexuelles qui vont à l'encontre de la religion d'un employeur. Dans un état de droit, cela représente une forme de discrimination. "Dans cette loi, il est écrit que si votre religion vous le permet, la discrimination est alors acceptable", indique la directrice de Human Rights Campaign, Sarah Warbelow.

Cette loi, bien qu'elle n'entre en fonction officiellement que le 1er juillet, provoque déjà des réactions dans l'opinion publique. Des entreprises, dont le groupe Salesforce, ont marqué leur inconfort en mentionnant de possibles déménagements et la reconsidération d'investissements. #Justice