Il existe peu de pays développés où le droit des #Femmes enceintes n'est pas une chose admise. Les États-Unis sont l'un d'entre eux. Cependant, le 25 mars dernier, la Cour Suprême du pays a donné raison à la requête d'une femme clamant que la non-reconnaissance de sa condition spéciale était discriminatoire. Avec cette victoire, elle crée jurisprudence et permet aux femmes d'avancer dans leur lutte pour l'égalité.

Selon la plus haute instance juridique américaine, « les employeurs ont le devoir de réaménager les conditions de travail de leurs employés pendant une grossesse ». Bien reçu par la plaignante, ce jugement permettra aux femmes enceintes d'être traitées comme il se doit.

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« Enfin, elles ne seront plus des citoyens de seconde classe », disait l'expert en droit du travail David Gregory.

Un vote majoritaire, mais divisé

Les juges qui ont entendu la cause ont été divisés. Ce n'est pas une réponse unanime qu'ils ont émis en faveur de Peggy Young. Ils sont 6 à avoir voté en faveur de la plaignante et 3 contre. Un vote qui démontre à quel point la société américaine qui clame le respect de chacun est en retard dans ce domaine. Au Québec, par exemple, les femmes enceintes ont droit à 6 mois de congé de maternité et cela peut aller jusqu'à 9 mois si le travail effectué rend la grossesse à risque.

Une longue bataille qui porte fruit

À l'époque, Peggy Young avait demandé à l'entreprise postale United Postal Services de ne pas avoir à lever des charges de plus de neuf kilos comme lui avait dit son médecin.

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UPS avait refusé en disant que ces postes étaient destinés à des personnes avec un problème physique, ou des personnes blessées. Ainsi, elle a laissé son emploi avec un congé sans solde et elle a perdu son assurance-maladie pour ne pas perdre l'enfant. Maintenant, elle peut dire qu'elle a ouvert la voie pour toutes les autres américaines.

Les femmes enceintes, un statut spécial ou non?

La question est soulevée par Peggy Young. Les explications des juges indiquent que « la plaignante a la responsabilité de démontrer la discrimination ». En contre partie, ils indiquent que Peggy Young « soulève une réelle question en démontrant que l'employeur accommode une partie de ses employés et qu'il ne veut pas le faire pour les femmes enceintes ». Ce jugement obligera la société américaine à se questionner sur le sort réservé aux femmes enceintes aux États-Unis. #Justice #Etats-Unis