Plus d'une cinquantaine de journalistes sont sortis dans les rues du Guatemala à la suite des obsèques de deux de leurs pairs. Les meurtres de deux journalistes par des personnes inconnues, qui les ont abattus depuis une motocyclette, ont été condamnés par plusieurs organismes tels que l'ONU et l'UNESCO. Cette manifestation tenue le 10 mars a été effectuée pour réclamer la fin des menaces contre la presse au Guatemala.

Danilo Lopez, journaliste à la revue Prensa Libre, l'un des principaux journaux du pays, et Federico Salazar, de la radio Nuevo Mundo ont été assassinés seulement pour leurs idées. « Les idées se débattent avec des idées, et non pas avec des assassinats », pouvait-on lire sur des affiches lors de la manifestation qui s'est déroulée à Quetzaltenango.

Publicité
Publicité

Le Bureau du Haut-commissaire des Nations-Unies et l'Unesco ont émis un communiqué indiquant que « ce geste est grandement condamnable ». La fondation de la récipiendaire du prix Nobel de la Paix, Rigoberta Menchu, a mentionné « que ces meurtres attaquent les piliers de la démocratie qu'est la liberté d'expression ».

Le journaliste Danilo Lopez avait subi plusieurs menaces de la part des autorités municipales suite à une série de textes sur la corruption locale. L'épouse de l'homme allait lui apprendre qu'elle était enceinte le jour de son assassinat. Un enfant sera sans père en raison de la corruption.

Journaliste, un métier dangereux...

Le parquet du Guatemala a enregistré 76 assauts contre des journalistes en 2014 et 26 en sont morts au cours de la dernière décennie. Le #Journalisme est en train de devenir un métier dangereux dans cette région du monde.

Publicité

Par exemple, au Mexique, la même situation prévaut dans certaines municipalités où les cartels de la drogue contrôlent les autorités locales. Dans l'État de Veracruz, un journaliste avait été tué en janvier. La liberté de presse est le premier pas vers une réelle démocratie et dans plusieurs régions, il est impossible de dire que les opinions y sont exprimées librement. Certains pays d'#Amérique latine ont des devoirs à faire pour clamer une réelle démocratie.