C'est une scène assez rocambolesque qui s'est déroulée en #Inde et plus précisément à Bihar, un état situé dans le nord du pays. Devant leurs feuilles d'examens, des lycéens passant l'équivalent du baccalauréat français entendent des voix. Ce sont celles d'adultes qui les aident à tricher en leur lançant des morceaux de papier à travers les fenêtres du bâtiment de quatre étages dans lequel se sont déroulés les examens. Sans scrupules et munis de téléphones portables, ces adultes n'ont pas hésité à escalader les murs de ce bâtiment afin que les candidats écrivent les bonnes réponses sur leurs copies.

Arrestations en masse

Parmi ces adultes, on compte des parents, des amis et proches d'étudiants ou encore des professeurs. Toute la presse indienne s'est emparée de cette affaire surréaliste. Des télévisions locales ont filmé des images pour immortaliser cette scène ahurissante. Des images qui ont fait le tour de la toile et des réseaux sociaux en l'espace de quelques heures. Un journaliste indien a pris une photo sur laquelle on aperçoit une dizaine d'adultes accrochés au bâtiment pour remettre des antisèches aux candidats.

Par conséquent, la police locale a agi et a arrêté plus de mille adultes suspectés d'avoir contribué à cette fraude massive. Tous placés en détention provisoire, ces tricheurs et complices doivent s'acquitter d'une caution de deux mille roupies (30 euros) minimum  pour retrouver la liberté. Avant les arrestations, la foule d'adultes avait riposté en jetant des pierres sur les forces de l'ordre indiennes.

Un phénomène  d'ampleur nationale

Cette triche d'un nouveau genre s'est propagée depuis un certain temps dans le pays et il semble difficile de la contrer. Cette situation s'est tellemennt aggravée que même les repérsentants de l'éducation acceptent que les lycéens trichent. Les surveillants acceptent des pots-de-vin, autorisent les étudiants à regarder leurs téléphones et à utiliser leurs antisèches. Sur les images filmées, on peut constater que le personnel de l'école ainsi que des policiers se montrent passifs devant cette tricherie manifeste.

Le ministre de l'Education de l'état de Bihar semble impuissant face à cette situation et ne peut que pointer du doigt le manque de sévérité et d'autorité des instances indiennes : « Le gouvernement ne peut pas arrêter la fraude. C'est la responsabilité de la société toute entière. Devrions-nous tuer ces complices alors qu'en moyenne un étudiant est aidé par quatre à cinq personnes? » Avec de tels propos, pas surprenant que des médias indiens aient exigé la démission du ministre. Indignées, des familles ont provoqué une série de protestations reprochant le manque de compétence des professeurs recrutés dans les écoles. #Ecole