L'offensive pour la reconquête de Tikrit continue en progressant vers le centre de la ville. L'aviation de la coalition internationale menée par les États-Unis participe maintenant à l'opération, suite à la demande du Premier ministre irakien Haider al Abadi. Un général américain a déclaré que les États-Unis avaient exigé le retrait des milices chiites soutenues par les Iraniens, avant d'accepter de participer à l'opération.

Colère des milices chiites

Sur le terrain, la participation de la coalition internationale menée par les États-Unis suscite des avis divergents. Du côté de l'armée irakienne et des tribus sunnites, on se satisfait de l'aide que cela va apporter. Les milices chiites en revanche sont furieuses, estimant que les États-Unis vont leur voler la victoire de la reprise de Tikrit. Sur les trois milices chiites pro-iraniennes, deux refusent d'être dans le même camp que la coalition. Elles suspendent toute participation aux combats.

La troisième, la milice Badr, a combattu les Américains dans le passé, mais estime la lutte contre #Daesh plus importante et donc va vraisemblablement continuer à participer. On peut estimer que l'abstention de certaines milices chiites ferait perdre environ un tiers de ses hommes à la force gouvernementale soit environ 10 000 combattants. Cela va-t-il compromettre l'issue de la bataille? Un officier Américain parlant sous couvert de l'anonymat reconnaît qu'il y a un risque mais qu'il est calculé...

Le gouvernement irakien communique

Le Premier ministre irakien est arrivé à Tikrit pour superviser les opérations et tenter de calmer les esprits. Le général irakien Ibrahim Tashin Saki précise que « les frappes de l'Irak et de la coalition permettent de neutraliser l'ennemi, les forces terrestres progressent ainsi en sécurité et investissent les poches de résistanceHier la coalition a mené 17 frappes et l'Irak 24. »

Le ministre de la Défense Kaled al Obeidi, présent sur la base aérienne d'où décollent les avions irakiens déclare : « Les Iraniens ne participent pas aux opérations aériennes. Les conseillers iraniens travaillent avec nos frères de la milice Hashid Shaabi et ne sont pas présents au front, mais à l'arrière. »