On connaissait la grippe, la gastro-entérite ou encore le rhume des foins, mais l' « épidémie de sommeil », beaucoup moins. Pourtant, les cas se multiplient dans le petit village de Kalachi, au Kazakhstan. Parmi les 600 habitants du village, plus d'une centaine ont été frappés par une profonde léthargie pouvant durer jusqu'à six jours.

« Sleepy Hollow »

Ce petit village situé à 400 kilomètres de la capitale est désormais surnommé « Sleepy Hollow ». Les habitants ressentent des vertiges, des étourdissements, une grosse fatigue et surtout des pertes de connaissance brutales avant d'être plongés dans une léthargie profonde.

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Certains se réveillent après six jours de sommeil. Quant aux enfants et aux personnes âgées, ils sont victimes d'hallucinations.

Ce phénomène étrange a débuté en 2010, selon le Siberian Times. Marina Felk, une agricultrice de 50 ans interrogée par le journal, a expliqué : « J'étais en train de traire mes vaches comme d'habitude, tôt le matin, et je me suis endormie. Je ne me rappelle de rien. » La quinquagénaire est restée endormie pendant deux jours et deux nuits. A son réveil, elle se trouvait dans une chambre d'hôpital, sans aucun souvenir de ce qui s'est passé.

Simple mystère ou véritable malédiction ?

Les premières hypothèses ont jeté la faute sur la consommation excessive d'alcool dans cette région. Rapidement, les scientifiques ont rejeté cette hypothèse et effectué des analyses du sol, de l'air et de l'eau.

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Les résultats n'ont rien montré de côté-là. En revanche, très vite, la commune voisine a été pointée du doigt. Krasnogorsk, une ville aujourd'hui abandonnée mais qui était très connue à l'époque de l'URSS pour ses ressources en uranium, serait responsable de cette épidémie.

Les émanations de radon, un gaz contenu dans cette mine, seraient à l'origine des troubles, même si rien n'a été officiellement prouvé. Certains individus rejettent la faute sur le monoxyde de carbone, mais une fois encore, le mystère reste entier. Aucune hypothèse n'a été validée à 100%.

Face à cette épidémie qui a empiré depuis 2013, une cinquantaine d'habitants ont quitté la ville de Krasnogork et de nombreuses familles envisagent de déménager.