Les dirigeants sud-américains étaient réunis à Quito, au Pérou, pour un conseil extraordinaire. Les représentants des différents pays ont demandé aux États-Unis de retirer leurs sanctions contre les sept dirigeants vénézuéliens. Ils justifient leur demande en qualifiant le geste américain « de menace d'ingérence politique » de la part de Washington. L'Union des nations sud-américaines (UNASUR) a fait cette demande le 14 mars dernier, une semaine après la signature du décret par Barack Obama.

Les douze ministres des Affaires étrangères présents lors de ce conseil extraordinaire ont tous signé la demande. Ils veulent l'abrogation du décret soutenant que Caracas a qualifié ce dernier « d'agression impérialiste ».

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Le président américain avait qualifié la situation au #Venezuela de « menace extraordinaire pour la politique extérieure des États-Unis » lors de sa signature lundi dernier. Les mesures prises gelaient les avoirs de sept responsables vénézuéliens et interdisaient l'émission de visas à ceux-ci. Les Américains avaient justifié cette mesure par les actes de répression utilisés par le gouvernement de Nicolas Maduro. Ces sept personnes étaient hautement impliquées dans ces derniers.

Ainsi, l'UNASUR exprime ses réticences face au geste de Washington. « C'est une menace à la souveraineté d'un pays. Il faut s'abstenir de gérer les affaires intérieures des autres nations. Washington a le devoir de trouver des solutions différentes et d'ouvrir une discussion avec Caracas », ont expliqué les ministres.

Une situation risquée pour l'opposition vénézuélienne

De fait, les Américains ne peuvent gérer le Venezuela.

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Mais, la répression est bien réelle. Le gouvernement de Nicolas Maduro a demandé des pouvoirs extraordinaires pour contrer la menace américaine et de nombreux experts croient qu'il les utilisera pour enlever le droit de parole de l'opposition à l'aube des élections de 2015. L'opposition est favorite selon les sondages.

Alors, la tension entre les États-Unis et le Venezuela risque de devenir une patate chaude pour les relations diplomatiques entre Washington et l'ensemble de l'Amérique du Sud. Mais, Barack Obama semble déterminer à ne pas céder au chantage. #Etats-Unis