Après le passage de l'ouragan Pam sur l'archipel de Vanuatu le 13 mars dernier, l'aide internationale commence à arriver sur place. Des villages entiers ont été détruits par les forts vents et les tempêtes dévastatrices. Cette catastrophe risque d'être l'une des pires de l'histoire du Pacifique Sud, bien que le nombre de victimes soit encore inconnu.

Le Bureau national des catastrophes mentionne que six personnes sont mortes officiellement suite au cyclone à Port Vila où des pillages ont débuté. Le bilan de l'ONU est plus élevé. Selon les Nations-Unies 44 personnes seraient mortes dans l'ensemble de l'archipel composé de 80 îles.

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Les avions militaires étrangers ont commencé à amener des vivres et de l'eau pour subvenir aux besoins essentiels des survivants, dans un pays durement éprouvé par la pauvreté.

Les rafales de vent étaient de 320 km/h au plus fort du cyclone. Évidemment, l'état d'urgence y est décrété. Les responsables d'Oxfam décrivent le paysage: « Les villages sont rasés, les arbres déracinés, les routes coupées et plus de 90% de Port Vila est endommagé ». Le directeur d'Oxfam, Colin Collet van Rooyen, estime que « ce sera l'une des pires catastrophes du Pacifique Sud ».

La police a mentionné que des zones étaient interdites d'accès en raison de possibles pillages. Des citoyens auraient vu plusieurs personnes commettre des vols.

Le Président se trouvait au Japon pour la conférence portant sur la réduction des risques de catastrophes naturelles lorsque le cyclone a frappé l'archipel.

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Dans plusieurs secteurs, les habitants n'ont ni eau, ni électricité. Déjà, la Croix-Rouge est sur place. Plusieurs de ses bénévoles décrivaient les bâtiments détruits en disant que « les édifices de béton n'ont simplement plus de toits ».

Les centres d'accueil n'ont pas suffisamment d'espace. « Les personnes sont mises les unes à côté des autres telles que des sardines », dit Nichola Krey de Save The Children.

L'archipel aura besoin de beaucoup de temps pour se remettre de ce dur cyclone qui a détruit les maisons de la majorité de ses habitants.